L’instant présent

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Je ne suis pas très doué pour le développement personnel. Je revendique même d’être “personnellement sous-développé”.

Mais si j’évoque en titre cet adage du bien être en kit qu’est “vivre l’instant présent”, c’est qu’entre deux informations croisées cette semaine, c’est ici et maintenant que je me suis quand même trouvé le mieux.

La première m’est venue du Japon, où Hiroshi Ishiguro, spécialiste en androïdes qui possède bien sûr son propre clone robot, assure que “dans quelques années, nous aurons basculé dans une société des robots”. Avec quelques prédictions sur l’avenir d’une humanoïdité qui m’a peu fait envie et donné un peu froid dans le dos et quelques affirmations qui m’ont littéralement saisi d’effroi, comme celle-ci : “Si vous voulez juste voir une belle femme, une androïde est suffisante”.

Pas besoin de davantage de commentaires. On aura compris (et depuis longtemps pour les lecteurs fidèles) que mon humanité parfois trop sensible m’empêche de fantasmer sur certains “progrès”.

Mais je ne suis pas un vulgaire rétrograde et une autre information, en provenance elle de notre (lointain) passé, ne m’a guère bercé de nostalgie.

Des chercheurs chinois prétendent ainsi avoir découvert récemment notre plus lointain ancêtre. Baptisé Saccorhytus, cette minuscule bille d’un mm, qui vivait sur terre il y a 540 millions d’années, n’est pas vraiment non plus très évocateur des belles femmes de sa descendance. Et s’il a vraiment une grande bouche qui pourrait bien avoir donné la grande gueule de pas mal d’humains, il est dépourvu d’yeux (ce qui gêne un peu le “regard” sur le monde) et surtout… d’anus.

Je ne ferai pas davantage de commentaire sur tous les trous du cul qui lui ont succédé.

Bref.

Je vous souhaite de passer un bon week end avec quelques instants agréables.

(photos : Massimo Percossi, Jian Han)

À propos de femmes encore, la mosaïque du jour des plus réduites avec deux vidéos uniquement. Un peu par paresse, mais surtout pour rendre hommage à des ancêtres plus proches de moi que le Saccorhytus. Ma mère, grande fan de Jean Ferrat devant l’éternel, et mon père, qui n’a jamais vraiment assumé son admiration pour Dalida (mais pourquoi alors avoir les yeux rivés à l’écran de télévision à chacune de ses apparitions ?)