Né quelque part

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Entre violence et confusion, je vacille et j’oscille…

À la veille de ce week-end que je vous souhaite aussi bon que d’habitude, l’inspiration pour un billet de douceur était un peu en jachère. Manque d’inspiration, d’énergie, de photos…

Une pénurie sans gravité en comparaison de certaines, je sais.

Mais ne voulant pas laisser les quelques fidèles devant un écran noir (ou blanc ou bleu…), j’ai exploré les archives toujours aussi désordonnées d’abcdetc et retrouvé cette image qui m’avait interpelé, il y a un petit mois (c’est toujours un petit mois février…)

Encore une valise. L’un des objets les plus récurrents de ce blougui qui incite au voyage, qui parle de déracinement ou de dénuement.

Une valise sur un trottoir de Manille.

Alors, comme c’était un billet de samedi, j’ai trouvé qu’elle avait toute sa place.

Et pour rassurer les âmes sensibles, l’enfant qui s’y cache n’y vit pas. Il a un matelas quelque part dans un des bidonvilles de la ville. Comme plus de 3 millions de personnes

(Photo : Noël Celis)

À cause des trottoirs de Manille, je me suis mis en quête de quelques reprises de Né quelque part.

  1. L’original, par Maxime Leforestier en 1988
  2. Les belles Anggun et Angélique Kidjo
  3. Beur sur la ville Orchestra (du film éponyme…) avec, entre autres, Maxime Leforestier
  4. Les Frères Lumière, groupe de Youssoupha
  5. Le Maéva Michel Quartet
  6. Maxime Leforestier, encore et quelques années plus tard, bien entouré !

Et pour expliquer la phrase en exergue de ce billet, j’ai appris au cours de ma recherche que le refrain – que j’ai toujours du mal à prononcer – “Nom’inq wand’yes qwag iqwahasa” signifie “Quand on a l’esprit violent, on l’a aussi confus”. Mais si je crois, oui, que j’ai l’esprit confus, je résiste encore à la violence…