L’école des femmes

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Mes difficultés d’apprentissage ne m’ont pas empêché d’être autodidacte. En résumé.

Et j’ai encore beaucoup à apprendre…

Aussi, c’est avec une certaine émotion (et un peu de projection) que j’ai découvert Aajibaichi Shaala, à travers le reportage photo de Danish Siddiqui et l’article (en anglais) qui l’accompagne sur le site de Reuters.

Cette “école des grands-mères” se situe dans le village de Fangane (à une centaine de kilomètres de Bombay). Ici, après leur journée ordinaire de tâches ménagères, les femmes de plus de 60 ans ont accès à deux heures de cours où elles apprennent – enfin – à lire, sous la direction de leur jeune institutrice, Sheetal Prakash More.

Les méthodes et la taille des caractères sont adaptées à leur âge. Et si certaines ont du mal à s’assoir longtemps sur le sol de l’école, elles sont toutes heureuses d’y aller. Avec l’espoir de sortir de leur analphabétisme. Environ 65% des femmes indiennes seraient alphabétisées, contre 82% des hommes !

Aajibaichi Shaala n’est malheureusement qu’une expérience limitée. Mais on ne va pas bouder le plaisir d’une bonne nouvelle qui fait avancer la cause des femmes, en cette journée qu’on a encore besoin de marquer pour remarquer que leurs droits sont encore loin d’être respectés.

Il est doux, aussi, de vérifier qu’on peut apprendre à tout âge.

Et si (je me répète, je sais) j’ai encore beaucoup à apprendre, comme les femmes de Fangane, j’ai aussi beaucoup à apprendre des femmes, de Fangane ou d’ailleurs…

(Photos : Danish Siddiqui)

Dilemme…

En cherchant une musique pour accompagner ce billet, je suis tombé sur Des fleurs et des flammes, une vidéo d’une dénommée Tal (que je ne connaissais pas, par manque de fréquentation sans doute des médias influents…), où celle-ci “rend hommage au Gulabi Gang, ces Indiennes qui se battent contre les violences faites aux femmes”.

Une chanson “girl power” comme certaines semblent les aimer. Mais quelle catastrophe !

Alors, pourquoi la passer ?

Parce que j’ai eu la flemme de chercher autre chose et que les images sont belles. Alors, je vous conseille de faire comme moi : coupez le son après un échantillon.

Ou faites comme mes consœurs. Enfin, faites comme vous voudrez…

Pour ma part, je continue de penser que la cause des femmes n’est pas toujours bien défendue.