Hôtel du centenaire

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7
Slide 8
Slide 9
Slide 10
Slide 11
Slide 12
Slide 13
Slide 14
Slide 15
Slide 16
Slide 17
Slide 18
Slide 19
Slide 20
Slide 21
Slide 22
Slide 23
Slide 24
Slide 25

Après voir proposé Gaza comme “nouvelle destination touristique”, Banksy  invite les touristes à séjourner à Bethléem.

Le plus célèbre des graffeurs, dont certaines œuvres “ornent” déjà le mur – illégal – de séparation depuis une dizaine d’année, ouvre aujourd’hui –en toute légalité – l’hôtel Walled Off à Bethléem. Jouxtant le mur, l’établissement offre “la pire vue que l’on puisse avoir d’un hôtel”, a affirmé dans un communiqué Banksy, qui était absent lors de l’inauguration

Mais le directeur de l’hôtel, Wissam Salsaa, était là, pour expliquer qu’il ne s’agit pas d’un simple projet artistique, mais d’un véritable hôtel avec des chambres à louer à partir de 30 dollars la nuit pour les plus abordables.

Neuf chambres attendent donc les voyageurs, du dortoir genre auberge de jeunesse à la suite présidentielle – “équipée de tout ce dont un chef d’État corrompu aurait besoin”. Sept ont été décorées par Banksy lui-même, tandis que les deux autres l’ont été par des artistes canadiens et palestiniens.

Et pour ceux qui arriveraient trop tard et seraient obligés de crécher ailleurs, ils pourront toujours se consoler en visitant le piano bar, la galerie et le musée, ou en achetant quelques souvenirs à la boutique.

Mais pas question de piquer une tête dans la piscine sur le toit. Il n’y en a pas, comme l’explique un des paragraphes de la FAQ :

“Notre proximité avec le mur signifie que personne n’est autorisé à aller sur le toit sans l’autorisation préalable de l’armée israélienne. Vous devriez faire preuve de bon sens lorsque vous séjournez chez nous. L’ivresse agressive ou la nudité publique forte n’est pas encouragée. En aucun cas vous ne devez diriger les rayons de vos stylos laser vers les guetteurs de l’armée.”

FAQ où l’on apprend également que l’ouverture de l’hôtel coïncide avec le centenaire de l’occupation de la Palestine par les anglais, anniversaire pour lequel aucun autre événement n’est pour l’instant programmé.

Après avoir lu cette présentation, vous pouvez vous précipiter pour réserver. Les réservations ouvrent aujourd’hui à 9 heures.

(photos : Ammar Awad, Abed Al Hashlamoun, Thomas Coex, Dusan Vranic

Le rapport en hôtel, Palestine et ce qui suit est des plus sinueux. En résumé, après avoir imaginé une série de chansons “hôtelières”, je suis tombé bien sûr sur Heartbreak Hôtel, et après avoir imaginé une mosaïque de reprises de ce succès d’Elvis Presley, je me suis souvenu que j’avais consacré, il y a près de 6 ans, une rubrique “souvenirs” à Can’t Help Falling In Love, qui aurait été inspirée par la romance française Plaisir d’amour.

EVoilà.

Et puis, hôtel et plaisirs d’amour peuvent aller de pair.

Quelques Plaisirs d’amour donc, interprétés par :

  1. Joan Baez en 1965
  2. Marianne Faithfull en 1966
  3. Mary Hopkin en 1969
  4. Nana Mouskouri et Charles Aznavour en 1974
  5. Charlotte Church, au pied de la Tour David, à Jérusalem (à deux pas de Bethléem), en 2001
  6. Youngok Shin, quelque part en Corée, en 2008