Bande de pingouins

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(Pendant les quelques vacances (congés payés) du tenancier de ce blougui et pour ne pas laisser les lecteurs face à une page blanche, abcdetc vous propose une semaine spéciale consacré à la vie des animaux.)

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Saladin était un con.

N’allez pas me prendre pour islamophobe primaire (ou illusoire) en pensant que j’insulte un héros arabe. Non, je parle de Jean-Pierre Saladin, “professeur” de français de mes années de lycée, qui nous apostrophait régulièrement en nous traitant de “misérables pingouins”.

Un con, mais peut être un visionnaire. Car les pingouins sont – misérablement – menacés.

Sous les effets conjugués du réchauffement climatique et de la surpêche, les manchots du Cap (Spheniscus demersus) voient leur “taux d’accouplement” réduit de 50%, ce qui risque d’entraîner à terme leur extinction.

Et si vous trouvez que sur l’image du jour, ces braves oiseaux semblent bien nombreux, ne vous y fiez pas. D’abord parce que la photo a été prise en Patagonie, dans le sud de l’Argentine. Ensuite parce que les manchots de Magellan qui y figurent sont tout autant menacés d’extinction que leurs cousins africains. Avec un danger supplémentaire : la pollution pétrolière, qui tuerait plus de 40.000 individus chaque année.

Bref.

Les pingouins sont vraiment dans la misère, pas seulement à cause de Saladin, mais de l’humanité dans son ensemble.

Et ce n’est pas la nouvelle mode de “lâcher de pingouins en piscine”, lancée par quelques tropézien(ne)s en mal de divertissement, qui va sauver l’espèce des Sphénisciformes. Pas plus que l’honneur de l’espèce humaine…

Doit-on vraiment sauver toutes les espèces menacées ? se demandait Le Monde dans la même lettre d’information que celle où il m’annonçait le déclin des manchots.

Et en pensant aux cons, j’ai envie de répondre non.

Mais sont-ils vraiment menacés d’extinction ?

(Photo : Maxi Jonas)

Aucun rapport avec l’Afrique du Sud ou l’Argentine, même si la musique est toujours universelle.

En évocation des quelques jours de vacances (congés payés) du tenancier de votre blougui préféré, je vous propose de savourer la transe apaisante (toujours selon Le Monde) de la Lisboète Lula Pena.