Avec le cœur

Slide 1

“Le cœur, quand ça bat plus, c’est pas la peine d’aller chercher plus loin, faut laisser faire et c’est très bien.”

Léo Ferré m’allait très bien hier soir au moment de préparer ce billet, avec l’impression que le cœur me lâchait. Pas encore celui de l’infarctus qui me guette peut être presque autant que la perte de mémoire, selon le choix que fera mon hérédité génétique. Mais celui du cœur à l’ouvrage et de la cordialité. Car si le sourire reste accroché comme un étendard sur une citadelle assiégée, le monde proche ou lointain témoigne d’une certaine hostilité.

Bref.

Je suis trop sensible, je sais. Et ce blougui va tourner au journal intime de la mélancolie si je n’y prend pas garde.

Aussi, j’ai été très reconnaissant aux Belges qui, hier pour commémorer les attentats de Bruxelles (qu’un chauffard londonien célébrait à sa sinistre manière…), se sont réunis Place de la Bourse, silencieusement, les mains levées en forme de cœurs…

C’est peu de choses, mais ça m’a réchauffé le mien.

(Photo : Yves Herman)

En pensant à réchauffer le cœur, j’aurais pu vous proposer d’écouter Brassens. Ou Brel, à cause de la Belgique et des cœurs trop tendres…

Mais pour rester dans la ligne musiques du monde, je vous propose de découvrir (ou pas…) Waldeck (et sa compatriote autrichienne la Heidi), que j’ai entendus pour la première fois à la radio hier matin avant de plonger dans une journée… contrastée.

Comme quoi, la journée a eu de bien beaux moments…