Combien de jours ?

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« Un jour, il y aura autre chose que le jour. » Boris Vian, Un jour

Il y a tellement de Journées internationales qui se succèdent, que je me suis déjà excusé de ne pas toutes les relater. Mais il en est une qui me tient à cœur et qui est passée un peu sous les radars médiatiques.

La Journée internationale des prisonniers palestiniens de lundi a donné lieu – comme chaque année – à de nombreux défilés de soutien, à travers la Palestine et à Gaza, aux quelques 7.000 Palestiniens détenus par Israël dans des conditions indignes d’un état qui se proclame de droit. Et souvent en toute illégalité, puisque la “détention administrative” s’abstrait de tout jugement.

Parmi les portraits de détenus brandis par les manifestant(e)s figurait en bonne place celui de Marouane Barghouthi, condamné lui par la justice israélienne en 2003 à … cinq peines de prison à perpétuité pour le meurtre de cinq personnes et pour soutien au terrorisme et qui a toujours clamé son innocence et affirmé être “un homme de paix qui soutient toujours un accord de paix avec Israël”.

L’accord de paix est loin d’être d’actualité mais l’inhumanité des geôles israéliennes le demeure.

D’une manière tellement insupportable que lundi, à l’appel de Marouane Barghouti, plus de 1000 prisonniers ont entamé une grève de la faim collective pour faire entendre “des demandes humanitaires prévues dans le droit international et reconnues comme faisant partie des droits de l’Homme”.

Mais “l’administration pénitentiaire israélienne ne négocie pas”, a fait savoir son porte-parole.

Ni négociations de paix ni de droits de l’Homme… On ne sait combien de temps pourront tenir les prisonniers dans ce combat inégal.

Aussi inégal et disproportionné que ne le montrent les dernières images de la galerie du jour, des affrontements qui ont eu lieu lundi à Bethléem entre quelques manifestants et les “forces de l’ordre”. Des images qui permettent une nouvelle fois de rappeler à ceux qui parlent encore de guerre ou de conflit armé, que les forces en présence ne jouent pas avec les mêmes armes.

Ni les mêmes soutiens…

Mais gardons l’espoir à défaut de la foi, en citant la fin du poème évoqué en exergue :

Une certitude subsiste : un jour
Il y aura autre chose que le jour.

(Photos : Sven Nackstrand, Abbas Momani, Mahmud Hams, Abed Omar Qusini, Hazem Bader, Ibraheem Abu Mustafa, Ahmad Gharabali, Ammar Awad, DR)

“You have been CHARLIE, and you have been PARIS, will you join us to be PALESTINIAN ? Because we are all humans.”

Tels sont les mots avec lesquels Adnan Joubran, le benjamin du trio Joubran, nous accueille sur son site Internet, où il présente Borders Behind. Un album pas vraiment solo, puisque ont participé à sa réalisation le joueur de tabla indien Prabhu Edouard, le violoncelliste français Valentin Moussou et le saxophoniste et flûtiste espagnol Jorge Pardo.