Et ça continue…

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“La conviction que la vie a un but est profondément ancrée dans chaque fibre de l’homme, elle tient à la nature humaine.” Primo Levi (Si c’est un homme)

Les images du jour ne datent pas d’hier mais du 27 janvier 1945, quand les troupes soviétiques, libérant le camp d’Auschwitz-Birkenau et les 7.000 déportés qui y survivent encore, ont la révélation de la Shoah.

Mais les archives de la Commission des Nations unies pour les crimes de guerre qui viennent d’être rendues publiques révèlent que les alliés avaient connaissance du génocide depuis … 1942.

Combien des 1,1 millions de personnes qui moururent à Auschwitz, des 5 à 6 millions de juifs exterminés auraient pu être sauvés ? On ne le saura jamais.

La photo ci-dessous date de cette semaine. Elle évoque des dizaines d’autres qu’on a pris l’habitude de voir depuis des mois. Et qu’on verra encore.

Bien sûr, il n’y a plus d’holocauste. Mais la Méditerranée est depuis des mois le théâtre d’une vaste hécatombe. Et nul n’est besoin d’archives pour le savoir…

Alors ?

En mars 1943, le vicomte Cranborne (ministre de Winston Churchill abondamment cité par mes confrères mais dont les propos sont reproduits plus fidèlement ici) se désolait de ce que la Grande-Bretagne ne puisse accueillir plus de réfugiés de guerre. Ils étaient alors quelques 150.000 pour moins de 50 millions d’habitants.

À titre d’une comparaison qui vaut ce qu’elle vaut, l’an dernier la France a accordé le statut de réfugiés à 26. 531 personnes…

Mais les chiffres ne signifient pas grand chose face aux discours de ceux qui brandissent encore le spectre de l’invasion. Et qui considèrent sans doute que la mort de milliers de naufragés en Méditerranée est encore moins qu’un point de détail…

Je hais les millions de mes concitoyens qui iront voter dimanche pour la haine.

(Photos : DR, Darrin Zammit Lupi)

La musique du jour non plus ne date pas d’hier. Même si c’est hier (grâce à un des rares et précieux commentaires qui viennent encore encourager ce blougui) qu’elle m’est revenue en mémoire.

Alors.

En souvenir de ceux qui “déchiraient la nuit de leurs ongles battants” et en pensée pour ceux qui aiment…

Et ma maman.