On s’en souviendra

Slide 1

Bon d’accord, j’ai un peu triché.

Mais franchement, j’avais la tête bien trop pleine de l’actualité hexagonale pour travailler correctement (surtout un jour férié). Et puis la photo vient bien de l’étranger.

En plus, elle a quelque chose d’historique, puisque c’est la dernière image de notre président normal en voyage. Un cliché historique donc, qu’il m’a fallu attendre toute la journée, puisque l’heure de la rencontre était imprévue.

En tout cas à l’agenda présidentiel.

Elle a donc été prise à Berlin, en fin de journée, presque 5 ans jour pour jour après le premier voyage de François Hollande, tout fraîchement élu, … à Berlin.

La boucle est donc bouclée. Si je peux m’autoriser cette allusion capillaire au sujet d’homme si peu bouclé et fort peu chevelu, qui déboursait (sur nos impôts) quand même 9895 € de coiffeur par mois. À titre de comparaison, je laisse 12€ (de mon propre salaire payé il est vrai par quelques impôts aussi) toutes les 6 semaines chez le Tunisien du coin de ma rue qui s’occupe aussi de ma barbe.

Bref. Celui qui avait martelé son devoir” et son “obligation” de renégocier le traité européen, avant de finalement demander pardon à Merkel de tant d’audace et de signer le texte préparé par Sarkozy, est venu dire au revoir à Angela Merkel.

Avant de dire au revoir aux Français.

Et peut être redevenir populaire. Comme Chirac ? Dont 83% de mes compatriotes ont un bon souvenir. (Et les Palestiniens aussi peut-être, mais pour d’autres raisons sans doute.)

C’est maintenant au tour de Macron de se confronter à la baisse (inéluctable?) d’une cote de popularité déjà pas au zénith si l’on en croit l’abstention d’hier et le nombre d’électeurs (plus de 4 millions !) qui se sont déplacés pour voter blanc ou nul.

Mais, contrairement à son prédécesseur, Macron n’a rien promis. Ou plutôt, il a tellement promis tout et son contraire “en même temps” qu’il pourra toujours ne pas tenir ses promesses tout en les honorant.

S’il reste 5 ans à l’Élysée. Ce qui serait une première dans sa carrière.

(Source wikipedia)

(Photo : DR)

“Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel”, écrivait Jacques Séguéla, deux ans avant de nous vendre “La Force tranquille” de Mitterrand.

Vous pouvez dire ce que vous voulez à ma mère qui ne me reconnaît même plus quand elle me voit. Mais j’ai quand même du mal à me dire “communicant” à une époque où ce métier sombre dans le marketing.

Bref.

Si le choix de la musique d’hier soir au Louvre par les communicants d’EM m’a laissé sceptique, ce n’est pas que je préfère La Marseillaise à L’Ode à la Joie (comme certains), mais que l’imitation appuyée de Mitterrand sonnait faux. On ne s’improvise pas marcheur devant son destin et après lui avoir appris à parler, ses assistants en image auraient pu apprendre à notre président à … marcher et à avoir vraiment le regard grave. Et puis, quitte à imiter… Mitterrand au Panthéon en 1981 était accompagné par les Chœurs et l’Orchestre de Paris dirigés par Daniel Barenboïm. Macron n’avait qu’une musique enregistrée qui à la longue avait un côté attente téléphonique.

Bref.

Je vous propose de réécouter ici quelques versions de cet Hymne, compilées pour vous en fin d’année dernière. Et pour aujourd’hui, j’ai déniché complètement par hasard, en cherchant la joie, les délicieuses chanteuses de JoYin Jesus interprétant Chuk Chuk