Le cœur à l’heure

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“Écoute, écoute… Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le cœur à l’heure.” Léo Ferré, Il n’y a plus rien

Une image comme un rien, apaisante, pour moi qui, malgré mon vertige, aime tant les balançoires.

C’est la première image du jour, croisée ici ou là.

Mais en remontant à sa source, voilà qu’elle vient accompagnée de tant d’autres photographies, violentes, dures, tristes, qui rappellent autre chose que insouciance, cette lancinante occupation de la Palestine dont plus personne ne semble se préoccuper (quel rêve flou Trump a-t-il pu faire miroiter à Mahmoud Abbas à Hamoud après avoir fait sa cour à Benyamin Nétanyahou ?) Et les dizaines de prisonniers “terroristes” sans jugement qui poursuivent leur grève de la faim. En silence. Avec juste la clameur extérieure de quelques résistants réprimés par des forces de l’ordre, des soldats, bien mieux armés qu’eux. Pour ce qui n’est pas qu’une guerre psychologique.

Une réalité sans intérêt, qui semble tellement ressassée, dans une époque avide de nouveauté, de renouvellement, d’incarnation même illusoire d’un avenir aussi flou que les promesses d’un président étasunien fou.

Une réalité qui paraît stagnante et dont abcdetc se fait juste l’écho, modestement, régulièrement. A l’occasion de certaine photographie de passage, prise par des témoins obstinés. Ou d’événements du calendrier qui égrènent un temps qui passe, sans que rien ne change.

Lundi, les Palestiniens ont commémoré le 69e anniversaire de la Nakba. La catastrophe… La lutte continue, oui. Avec bien peu d’alliés. Si vous cherchez “Palestine” dans le “programme” de notre nouveau président, vous ne trouvez … rien !

Comme si on s’en balançait ?

(photo : Mohamad Torokman, Ammar Awad, )

Dans un pays qui déchante, il en est encore qui chantent…

Comme Mohammed Assaf, dont le parcours a inspiré le film Le Chanteur de Gaza, que je n’ai pas encore vu. Mais son histoire est belle. Un peu de rêve, pourquoi pas ?