L’énergie est notre avenir ?

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“Quand le dernier arbre aura été abattu
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été péché
Alors on saura que l’argent ne se mange pas.”
Geronimo

Je ne suis ni apache, ni bûcheron, ni pêcheur mais… mes cauchemars d’avenir se nourrissent parfois de la question de ce qui se passera autour du dernier litre d’eau potable disponible à la dernière source non polluée. Ou de la dernière station-service délivrant le dernier litre d’essence.

J’ai eu un début de réponse ce week-end.

Deux jours après une série d’attentats qui a tué plus de 70 personnes dans les villes de Quetta et Parachinar, non loin de la frontière avec l’Afghanistan, ce sont plus de 153 Pakistanais qui ont trouvé la mort après l’explosion d’un camion citerne accidenté sur l’autoroute entre Karachi et Lahore. Alors que, munis de seaux, de gamelles ou de bouteilles, ils espéraient juste récolter quelques litres de carburant.

J’avais ironisé jadis sur les camions-citerne incendiés volontairement à la frontière, pour qu’ils ne puissent pas ravitailler les troupes étasuniennes en Afghanistan. Mais les images de cette tragédie “imbécile” m’ont ôté l’envie de rire.

Et rappelé le cauchemar prémonitoire.

Avant que je ne trouve cette infographie de l’afp retraçant des accidents similaires survenus depuis 10 ans.

Où l’on voit bien que ce type de catastrophes ne concerne que des pays pauvres. Et tellement moins civilisés que le nôtre où, au moment de la dernière goutte de pétrole ou d’eau (laquelle surviendra en premier?), nous laisserons se servir l’un ou l’autre de nos 92 milliardaires (ou leurs sbires) qui nous feront bien l’aumône d’un petit billet…

(Photo DR par afp)

Tout n’est pas sinistré au Pakistan.

Comme en témoigne l’énergie dégagée par Annie Khalid et cette chanson, qui l’a propulsée en tête des ventes dans son pays et dont elle a (ré)enregistré la vidéo… en Inde.

Mahia ou Mahiya, que google me traduit, selon la langue que je lui propose par “à condition que” (depuis l’ourdou), “magie” (depuis le tagalog), ou… “essence” (depuis l’arabe). À qui se fier ?