Nous nous sommes tant aimés

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En démocratie, le partage de l’opinion est une tradition.

Les Brésiliens ne dérogent pas à la règle.

L’annonce de la condamnation à 9 ans et demi de prison pour corruption de Luiz Inacio Lula da Silva, plus connu sous le simple nom de Lula et qui fut leur président de 2003 à 2010, a donc provoqué diverses manifestations.

De joie ou de tristesse. (Pour préserver une certaine neutralité, j’ai choisi le même nombre de photos dans les deux camps, en respectant une stricte alternance entre les anti et les pro-Lula.)

L’aventure judiciaire née de l’opération « Lava Jato » (« lavage express », en portugais) qui a vu éclater le scandale Petrobras, n’est pas terminée. Lula reste libre en attendant son procès en appel et l’aboutissement de quatre autres enquêtes qui le visent. Et si sa succecrice Dilma a du quitter le pouvoir l’an passé, l’actuel président, Michel Temer, pourrait bien être destitué à son tour.

Ses ennuis judiciaires rendent très hypothétique une candidature de Lula pour les présidentielles de 2018 où un récent sondage le donnait largement favori. Avec, comme seul adversaire sérieux, un certain Sergio Morio, le juge qui vient de le condamner.

En démocratie, le partage des pouvoirs semble être une nécessité !

En sortant pour conclure de la neutralité observé dans le choix des images du jour, je me désole toujours quand tombent les icônes de gauche et que s’en réjouissent les revanchards de droite. Mais on pourrait peut être bientôt se consoler si notre ancien président, un certain Sarkozy si populaire lui aussi en son temps était – enfin – rattrapé par les affaires.

Sauf si, dans la foulée de son appel “à la retenue [et] à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence et avec cette chasse à l’homme où parfois les réputations sont détruites”, notre nouveau président ni de droite ni de droite (non, il n’y a pas de faute de frappe), envisageait une amnistie pour son déjà lointain prédécesseur qu’il a invité à dîner la semaine dernière.

On n’ose l’imaginer. Ce serait trop triste de nous priver d’un petit plaisir de manifestant…

(Photos : Nacho Doce, Ricardo Moraes, Rodolfo Buhrer, Leonardo Benassatto, Andre Penner, Cris Faga, Miguel Schincariol, Sergio Lima)

Si la relativement jeune démocratie brésilienne a quelques soucis à se faire, la musique traverse les époques et les âges.

Du haut de ses 78 ans, Dona Onete (oui sans h) vous enchantera encore, j’en suis sûr.