La réalité en face

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“Ayez le courage de regarder la réalité en face. Alors seulement on pourra peut-être faire quelque chose.” Herbert George Wells (Enfants des étoiles)

J’ai entendu et puis lu cette phrase : “Trois Palestiniens et trois Israéliens ont perdu la vie vendredi 21 juillet.”

Une phrase qui vous donne comme l’impression d’un équilibre dans la violence. Et qui permet de parler des “deux parties”, des ”deux belligérants”, des ”deux camps”, des “deux adversaires”, et j’en passe, les opposant l’un à l’autre comme les deux protagonistes d’une guerre interminable. Voire éternelle.

Sauf que.

J’ai lu autre part :

“Selon la police, après les prières du soir organisées à une porte du mont du Temple, à l’extérieur du lieu saint, un groupe de fidèles musulmans ‘a commencé à jeter des pierres et des bouteilles sur les policiers’ déployés dans la Vieille Ville. […] Les policiers ont répliqué par des mesures de dispersion d’émeutes, comme des tirs de balles de caoutchouc et de grenades assourdissantes, a annoncé la police.”

Et j’ai trouvé la photo du jour. Impressionnante et éloquente.

Le résultat des tirs annoncés par la police c’est plus de 900 blessés dans les hôpitaux palestiniens, dans lesquels les “forces de sécurité” se donnent le droit de faire irruption pour rechercher des suspects !

Alors ? On peut continuer à parler de crise à résoudre, de conflit à apaiser ou de guerre pour laquelle il faut s’engager “dans un processus de paix”. Et se désoler que rien ne se passe et que la situation empire.

Mais en évitant trop soigneusement les termes d’occupation ou de colonisation, on rend pas service à la réalité. Et à sa possibilité d’évoluer vers une “solution à deux états”.

Et pour le moment, une fois encore, à trop refuser de regarder la réalité en face, ce sont les Palestiniens qui continuent de prendre les balles dans la face.

(Photo : Abbas Momani)

Sans vraiment de rapport, sauf le besoin … d’apaisement. Et c’est une nouvelle coïncidence si la rubrique musiques du monde est aujourd’hui encore consacrée à un artiste français.

j’ai reçu hier une lettre d’info m’invitant à découvrir le jeune Elias Dris, dont le premier disque, enregistré en Californie, sort à la fin du mois prochain.

J’ai aimé. Je partage…

Sans vraiment de rapport, sauf peut être cette phrase : “I started my life with a suitcase full of stones.”