En transes

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“I don’t wanna get drafted
I don’t wanna go”

Frank Zappa, I don’t wanna get drafted (chanson écrite en 1980, lors du rétablissement par Jimmy Carter du recensement des jeunes en âge de servir à l’armée, aboli en 1974 après la guerre du Vietnam)

Si je croise beaucoup d’armes dans les photos d’actualité du monde, j’y rencontre autant de manifestants.

Ceux du jour se sont réunis mercredi dernier à New-York pour réclamer le droit… d’être armés. Et pas seulement celui de porter un flingue, comme le prévoit la constitution étasunienne, mais de faire partie de la grande famille de l’US army.

Ils étaient quelques centaines à venir protester devant le Centre de recrutement militaire de Times Square, au cœur de Manhattan, en réaction aux déclarations de Donald Trump sur twitter, pleines de délicatesse comme à son habitude :

“Après consultations avec mes Généraux et mes experts militaires, soyez informés que le Gouvernement des États Unis d’Amérique n’acceptera désormais plus les individus Transgenres au sein de tous les postes relatifs à l’armée. Nos forces militaires doivent être concentrées sur la victoire décisive et écrasante, et ne peuvent pas s’embarrasser du fardeau des coûts médicaux et des perturbations que la présence de transgenres dans l’armée entraînerait. Merci.”

Rompez !

Avant cette déclaration martiale et toute en finesse, je n’imaginais pas que les transgenres constituaient un problème au sein de l’armée étasunienne. Je ne pensais même pas qu’ils (elles?) puissent constituer un bataillon. A vrai dire, à part Chelsea (née Bradley) Manning, libérée en début d’année de la prison militaire où elle acheva sa transformation, j’ignorais totalement qu’il existât 2.500 à 7.000 personnes transgenres parmi les 1,3 million de militaires étasuniens en activité, selon les estimations du ministère de la Défense. Et même 15.000 selon d’autres sources.

Sans compter quelques vétérans dont certains participaient à la manifestation de la semaine passée.

Quelques milliers de personnes qui vont donc se voir privé(e) d’un droit. Fraîchement acquis.

Bien qu’étant pour l’égalité des droits, sans aucune distinction, je m’interroge quand même sur la revendication du droit à tuer. D’autant plus que j’imaginais que l’instinct meurtrier était plutôt un apanage masculin qu’on pouvait espérer voir disparaître avec le changement de sexe. De genre, excusez-moi. Selon les statistiques que j’ai pu trouver la transformation s’opère trois fois plus vers le genre féminin que dans l’autre sens.

Mais mes compétences en théories du (des) genre(s) sont aussi imparfaites que mon expérience militaire.

(Photos : Carlo Allegri, Jonathan Ernst, Spencer Platt, Hunter Abrams, Joe Ahlquist)

J’espère que vous me pardonnerez le très mauvais jeu de mots mais, les histoires de « trans » m’amènent toujours à penser à Naples.

A cause de la glace, oui.

Bref.

Dans un article fort intéressant sur la musique typiquement napolitaine, le neomedolico, j’ai trouvé cette citation : Le neomelodico n’existe pas. Ce sont juste des chanteurs italiens qui ont eu la chance de naître à Naples.

Elle est de Gigi d’Alessio, qui a eu la chance de naître à Naples avant de conquérir toute l’Italie. Et les lecteurs d’abcdetc ?