Juste

Slide 1

“J’ai tellement besoin de soleil
J’ai tellement besoin de sommeil”
Bernard Lavilliers, Capoeira (1978)

Il y a bien longtemps que je n’écoute plus Lavilliers, qui a fini par me lasser. Comme d’autres, oui, je sais… Mais en ce moment ces deux vers me reviennent tellement régulièrement à l’esprit puis à la bouche. Mais je ne fredonne pas longtemps, puisque je mélange ces paroles avec ce couplet de 15e Round :

J’aimerais revoir ma mère, v’là mon grand qui rentre
Tout petit en plein hiver au chaud dans son ventre
Un petit jardin discret des soucis et des pensées
Tout un monde simplifié et des yeux pour vérifier (bis)
C’est souvent dur à porter toute la violence
Tu peux pas te raconter faire des confidences
Une fois qu’il est sectionné le cordon vital
Tu comprends qu’il faut miser sur tes initiales (bis)

Allez savoir pourquoi…

Moi je sais.

Je ne participerai pas au débat lancé par un éditorialiste autant imbécile que libéral autour de la nécessaire réduction des congés payés (pour redresser les comptes publics, sauvez la sécu ???). Et avant que d’autres – tout aussi imbéciles, tout aussi libéraux, tout aussi hypocrites et largement plus au pouvoir – mettent l’idée en pratique, je vais partir quelques temps.

Non pas en vacances, mais en CONGÉS PAYÉS. Terme que j’utilise volontiers pour rappeler à certains la fragilité d’acquis sociaux que certains nomment si facilement privilèges.

Bref.

Pendant ces quelques semaines, je prendrai bien sûr des nouvelles du monde. Mais tranquillement. Comme cet Indien de Delhi qui s’est trouvé un beau lieu de lecture. Et pour ce qui est d’en donner (des nouvelles), cela sera sans doute parcimonieusement. Pour savourer aussi (et non pas profiter, notion que je laisse aux financiers de tout poil) les vacances de ce blougui.

(Photo : Money Sharma)

Non, pas de vidéo de Bernard Lavilliers. Et pas de mosaïque non plus pour cause de…

Bref.

Une chanson de circonstances, tombée malheureusement dans l’oubli, presque dès sa sortie. Pourtant le Procédé Guimard Delaunay (PGD pour les intimes ou les fans) valait le détour, notamment lors de ses concerts de théâtre’n roll, ici ou ailleurs, comme au Café de la Gare.

Nostalgie d’un autre temps (pléonasme ?). Et les intimes (ou les fans) comprendront le pourquoi de mon interpellation “Amis campeurs bonjour !” lorsque j’arrive quelque part…

Oh, oui, ça a vieilli. Moi aussi…