Une vision d’avenir ?

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“Quand le dernier arbre aura été abattu
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été péché
Alors on saura que l’argent ne se mange pas.”
Geronimo

Je sais… J’ai déjà mis cette citation en exergue il n’y a pas longtemps. J’ai également utilisé le titre du jour pour un autre billet. Il y quelques années déjà

Mais ce n’est pas parce que je radote ni parce que d’aucuns peu recommandables (possédant aussi une certaine vision de l’avenir?) ont cité – et commenté – cette phrase de sagesse, que je n’ai pas droit à la répétition.

Il est difficile finalement d’inventer et de toujours se renouveler.

Bref.

Nous n’en sommes pas encore arrivés au dernier arbre ni au dernier poisson de la dernière rivière. Juste bientôt, par décret de notre ministre hélicologiste, à la dernière goutte de pétrole extraite du sous-sol hexagonal, piètre décision symbolique sans aucun impact sur le réchauffement climatique. Et, à propos de ce “fameux”, réchauffement, nous n’en sommes pas à la dernière catastrophe qu’il provoque.

Même si, sur le rapport de cause à effets, les avis sont aussi partagés que prudents (lire ici le témoignage de mon homonyme)…

En voyant les images des préparatifs affolés dans les régions situées sur le trajet de l’ouragan Irma, je n’ai pu m’empêcher d’avoir comme un vision d’avenir, en découvrant ces supermarchés dévalisés par des populations inquiètes de stocker suffisamment.

Pour ce billet un peu pessimiste, je n’ai gardé qu’une seule de ces images en provenance de Porto Rico.

Tellement emblématique.

Et qui, finalement, m’a apporté comme une bouffée, sinon d’optimisme forcené, du moins de soulagement. Une certaine sérénité à peine fataliste. Car quand il n’y aura plus rien (plus plus rien, comme le clamait Léo Ferré), il n’y aura plus, non plus, de raisons de se battre pour avoir davantage.

(Photo : Alvin Baez)

Un malheur n’arrive jamais seul. Avant le passage dévastateur de l’ouragan Irma, Porto Rico a reçu ce week-end une nouvelle [qui] a fait l’effet d’une bombe.

William Omar Landrón Rivera, alias Don Omar, s’apprête en effet à mettre fin à sa carrière. Après 15 ans de carrière et trois concerts en décembre dans son île natale, le roi du reggaetón s’apprêterait en effet à tirer sa révérence.

J’avoue que la nouvelle ne m’a pas ébouriffé. Et en cherchant une chanson pour l’illustrer, j’ai découvert que l’artiste avait déjà chanté Adiós, il y a une dizaine d’année…

Je ne suis pas le seul à me répéter !