Terrifiant !

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“Arrêtez la violence. Chaque fois que je regarde les infos sur le Myanmar, mon cœur se brise devant les images de musulmans rohingyas persécutés. Depuis quelques années, j’ai systématiquement dénoncé ces mauvais traitements qui constituent une honte. J’attends toujours de ma camarade prix Nobel de la paix, la même condamnation. Le monde attend. Les Rohingyas attendent.”

Ainsi s’exprimait lundi dernier la jeune Malala Yousafzai, s’adressant à sa “collègue” Nobel, Aung San Suu Kyi, dont le silence devenait assourdissant, au regard des informations en provenance de son pays montrant la nouvelle répression contre les Rohingyas.

La “Conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence de la République de l’Union de Birmanie” (sic et ouf!) aura mis quelques jours à lui répondre. Ou plutôt, c’est à Recep Tayyip Erdogan, le président turc qu’elle a répondu, quand celui-ci a parlé de génocide. Parole d’experts… Elle a alors répondu qu’il s’agissait “d’un énorme iceberg de désinformation créé pour générer des problèmes entre différentes communautés et promouvoir les intérêts des terroristes”.

Et là, on se dit qu’elle aurait mieux fait de se taire.

Parce que quand tu vois la gueule des terroristes qui fuient par milliers plus de 160.000 depuis août dernier) la Birmanie (Myanmar) pour échapper aux persécutions, oui ça fait peur !

Et je précise, en cette période où certains pointent “l’intox autour de la répression des Rohingyas que toutes les photos du jour proviennent de photographes d’agence et pas de réseaux où je ne socialise pas…

Aux photos de réfugiés en fuite, j’ai ajouté quelques images de manifestations de soutien et de dénonciation, à Calcutta, Kuala Lumpur ou Jakarta. Mais d’autres voix s’élèvent pour dénoncer les exactions de l’armée (et de la population) birmanes, soutenues par celle qui incarna jadis l’espoir de la démocratie. Et la non-violence…

Et, modestement, je manifeste mon effroi, ma colère et mon soutien. Non pas en allant signer quelque vaine pétition (lancée il y a un an…) demandant que son Nobel soit retiré Aung San Suu Kyi. Inutile selon le jury et injuste si l’on songe à ses homologues qui ne méritaient pas plus cet honneur… Mais en réaffirmant solennellement que je n’accepterai jamais de prix Nobel.

Je sais, les Rohingyas attendent … autre chose.

(Photos : Bernat Armangue, Mohammad Ponir Hossain, Suvra Kanti Das, Danish Siddiqui, Mushfiqui Alam, Bikas Das, Darren Whiteside, Fazry Ismail, K M Asad)

La chanson du jour date de plusieurs années (2005). Comme la persécution des bouddhistes birmans contre les Rohingyas. Mais elle est tellement encore d’actualité, comme le soulignent certains de mes confrères.

Medine : Nour, enfant du destin.