Un futur désirable

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“Cauchemar mauvais sort
C’est pour ça que tu me vois dans l’bar
C’est pour ça qu’à c’t’heure Je bois du fort
Cauchemar”
Robert Charlebois (paroles de Michel Choquette)

Ça faisait longtemps que je n’avais pas passé Charlebois dans ce blougui. Alors, pour l’occasion, il avait bien droit à la citation en exergue.

Occasion dont je me serais bien passé, puisque dans la nuit de lundi à mardi j’ai eu droit à un cauchemar comme je n’en avais pas eu depuis l’enfance. Et bien sûr, ma mère est bien loin – de tout, perdue dans sa démence rebaptisée alzheimer pour faire plus moderne – et que je ne pouvais pas aller me réfugier dans son lit pour apaiser l’angoisse.

Bref.

Je vous épargne le récit de ce cauchemar. Ce qui nous ferait largement dériver de la ligne éditoriale de ce blougui censé porter un regard sur le monde. J’y viens.

Je me suis efforcé de prendre de la distance avec ce rêve odieux et les réminiscences qui l’avaient provoqué et voilà qu’en guettant les images de l’actualité du jour je tombe sur ces photos aériennes de l’œuvre de notre compatriote, Guillaume Legros, qui préfère se faire appeler plus simplement Saype. On le comprend. Si j’étais artiste, je me ferais appeler JR. Mais c’est déjà pris…

J’ai donc pris de la hauteur.

Le street artist reconverti dans le land art  a réalisé, à 2000 mètres d’altitude au-dessus de Montreux, en Suisse donc, une fresque géante, de près de 6000 mètres carrés. Il lui a fallu pour ce faire utiliser plus de 600 litres de farine, d’eau et de protéines de lait, le tout coloré de pigments biodégradables. Car l’œuvre, installée dans le cadre des festivités autour du 125e anniversaire de la ligne de chemin de fer Glion – Les Rochers-de-Naye (canton de Vaud), ne durera qu’un mois environ avant de s’effacer. Sans attendre l’hiver ni laisser de traces.

Saype l’a appelé Une histoire du futur

J’espère juste que le futur, le mien, le vôtre, celui de notre planète et des chemins de fer suisses, n’est pas simplement de disparaître sans laisser de traces…

(Photos : Saype, Valentin Flauraud)

En complément de ce billet qui rend hommage à un compatriote, je vous propose de découvrir une autre compatriote, la belle et talentueuse Réunionnaise, Maya Kamaty. La chanson Ansanm est extraite de son premier album, Santié papang, paru il y a deux ans.