Actualité africaine

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“Le drame de l’Afrique, c’est que l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire.”
Nicolas Sarkozy, Discours de Dakar (écrit par Henri Guaino), 26 juillet 2007

J’ai beau être (presque) rien que moins que Sarkozyste, j’ai un peu honte et je m’en excuse : L’Afrique n’entre pas on plus assez dans ce blog.

C’est un peu la faute aux médias de chez moi qui focalisent plus volontiers sur d’autres continents, aux agences photographiques qui me donnent moins de photos à voir, à mon éloignement de la plateforme Mondoblog, où je ne publie plus guère et ne vais plus trop lire les articles de mes confrères.

Mais je n’oublie pas d’avoir le regard attentif.

Aussi, hier matin, j’ai été interpelé par la photo du jour en provenance de Niamey publiée par mes confrères de Franceinfo : (la télé), que j’ai transmise à ma lectrice naguère nigériennisée, avant de chercher quelques autres images complémentaires pour vous proposer ce billet.

Depuis le mois de juin, le Niger est frappé par des pluies diluviennes, entraînant des inondations que viennent renforcer les crues du fleuve Niger. Le bilan de ces catastrophes peu médiatisées est accablant : 13.000 habitations effondrées, plus de 700 puits ensevelis, 16.000 têtes de bétail disparues, 84 tonnes de céréales et 10.000 hectares de champs détruits… et surtout 54 décès et 185.000 personnes sinistrées.

Je n’entrerai pas dans les comparaisons de bilan qui n’ont pas de sens.

Je me suis juste blâmé pour mes idées reçues qui me font voir le Sahel et l’ensemble des pays de la région comme une zone de sécheresse permanente. Puis interrogé sur la vulnérabilité de ces pays, sans doute aggravée par un dérèglement climatique, contre lequel il faudra bien agir. Et dont il devient toujours plus évident qu’il nous faudra nous attaquer aux conséquences.

Et pas seulement en fermant nos portes aux réfugiés climatiques.

Puis j’ai lu que, tout récemment, le nouveau responsable humanitaire de l’ONU au Niger, Mark Lowcock, a rappelé que les besoins humanitaires restent importants et l’aide de la communauté internationale, en soutien aux efforts du Niger, reste cruciale.

Et je me suis souvenu des propos d’Emmanuel Macron, en juillet, lors de sa conférence de presse au G20 à Hambourg :

“Le défi de l’Afrique, il est civilisationnel aujourd’hui. […] Dans un pays qui compte encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien.”

Je suis encore moins macroniste que sarkozyste. Mais je reste encore un peu utopiste pour espérer un sursaut humaniste.

Faiblement. Beaucoup plus faiblement que les pluies qui inondent le Niger.

(photos : Boureima Hama, Oxfam, DR)

Les musiques du monde augmentent les temps de présence de l’Afrique dans ce blougui.

Un peu de blues touareg (qui devrait réjouir certaines oreilles) avec les Nigériens de Toumast, enregistrés au festival des Vieilles Charrues.