Reprendre ses droits

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« Naturam expellas furca, tamen usque recurret », vers du poète Horace (1er siècle avant JC), qui se traduit approximativement par « chasse la nature à coups de fourche, elle reviendra toujours en courant » et qui aurait donné l’expression populaire « chassez le naturel, il revient au galop ».

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Deux photos aujourd’hui Prises à quelques jours d’intervalle et quelques kilomètres de distance.

La première à Porto Rico, après le passage de l’ouragan Maria. La seconde à Mexico, après un tremblement de terre sans nom. (Je ne sais pas pourquoi on baptise les uns et pas les autres.)

Deux photos de lieux où la nature s’est manifestée, violemment, tuant, détruisant, reprenant ses droits avec brutalité. Une brutalité dont les hommes font si souvent preuve envers la terre qu’ils habitent.

(La pensée m’a traversé de ces colères que je peux éprouver parfois de la colère que je peux ressentir face à des violences que je ressens. Mais je ne suis ni un ouragan ni un tremblement de terre. Juste un des milliards d’hommes au sein de la nature.)

Deux photos d’après, d’une nature qui a repris ses droits. Une route à moitié effacée, mais sur laquelle circule cependant un cycliste, opiniâtre. Un quartier à moitié effondré, dans lequel passent ces deux enfants, la fille en robe de communion, le garçon revêtu de son maillot du Barça et qui se pince le nez.

Leur vie qui reprend ses droits.

La vie humaine, aussi naturelle que la puissance du vent ou la tecnotique des plaques. La vie humaine au sein de cette terre qui nous héberge, nous accueille, nous alerte parfois. Au sein de ce qu’on appelle injustement notre environnement. Mais nous ne sommes pas entourés. Nous sommes au cœur…

Les droits de l’homme sont trop souvent bafoués sur cette terre, dont les droits naturels sont aussi souvent ignorés. C’est peut être de solidarité, entre nous et envers notre maison commune, que nous avons un besoin impératif.

Pour que simplement la vie se poursuive. Ensemble. Et du mieux possible.

(Photos : Ricardo Arduengo, Edgard Garrido)

 

La Basse Californie, comme son nom l’indique, rappelle que le Mexique aurait pu monter plus au Nord.

C’est là bas que le duo québecois des Deuxluxes a enregistré son dernier clip, qu’ils racontent ainsi

« Tobacco Vanilla a été toute une odyssée à filmer, difficile et dangereuse. Le soleil brûlait. L’océan grondait, nous emportait, et le vent a failli mettre le feu à tout. Pendant cinq jours, nous avons bravé les éléments pour nous enraciner dans ce monde relevant du rêve. »

Un peu de rock sur abcdetc, c’est une partie de ma nature qui reprend ses droits.