Mémoires d’un âne

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“J’ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Voilà qu’après toutes ces nuits blanches, il ne reste plus rien…”
Paroles de Serge Rezvani, chantées par Jeanne Moreau… bien sûr

Pour être sûr de retrouver les paroles exactes de cette chanson, j’ai fait confiance à … Google.

C’est l’un des effets de la transformation de notre mémoire, telle que la racontait Lionel Naccache dans la série de 35 émissions qu’il a consacrées au cerveau cet été sur France-Inter (et c’est ici dans la dernière pour ceux qui sont pressés).

D’où il ressort (si je me souviens bien) que nous retenons de moins en moins de choses, faisant de plus en plus confiance aux mémoires des moteurs de recherche.

Bref, entre la mémoire d’éléphant que me prêtent parfois certains (alors que je ne me souviens même pas de toutes les musiques diffusées ici cette semaine) et une mémoire de poisson rouge qui pourrait un jour devenir supérieure à la mémoire humaine, j’ai choisi aujourd’hui ce titre sur les mémoires d’un âne.

Car, en retrouvant de fil en aiguille, à partir du site de la Maison européenne de la photographie où il expose en ce moment dans le cadre de la Biennale de la photographie arabe (déjà évoquée ici la semaine passée), le site personnel du photographe marocain Hicham Benohoud, j’y ai déniché une série que je n’avais pas vue lors de ma visite.

Une série qui s’intitule Ânes situ et où le photographe a donc immortalisé quelques-uns  de ces quadrupèdes, non pas comme un symbole désobligeant ou maléfique, mais parce qu’ils sont des modèles plus dociles que bien des humains, explique-t-il dans cette interview où il présente son travail.

Et ne trouvant ni chute intelligente ni vraiment grand chose à dire sur la Comtesse de Ségur, je terminerai ce billet en queue de poisson. Rouge bien sûr !

(Photos : Hicham Benohoud)

Admirez la transition.

Dans ce blougui qui le pratique souvent, j’avais titré un billet Du coq à l’âne, il y a déjà quelques années.

Billet accompagné d’une chanson, dont j’étais certain de l’avoir proposée en mosaïque du samedi. Mais le moteur de recherche interne d’abcdetc m’a dit le contraire.

Voici donc, quelques interprétations de Don’t worry, Be happy ! (il suffisait de demander…) par :

  1. Bobby McFerrin
  2. Piero Battery & Battery Family, dans une belle adaptation en français
  3. Raresh, pour une  version reggae et une vidéo rigolote
  4. Neurotica dans esprit plus métal
  5. Quelques musiciens à travers le monde pour le World Music Day en 2014
  6. Les enfants de Playing For Change eux aussi aux quatre coins du monde