C’est pas la mort

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“L »enfance, il est midi tous les quart d’heures
Il est jeudi tous les matins …”
Jacques Brel, L’Enfance

Je sais, la citation du jour est déjà passée par ici. Plusieurs fois peut être même. Mais à mon âge j’ai bien le droit de commencer à radoter, malgré l’enfance qui m’accompagne encore. Et puis ces mots peuvent évoquer le changement d’heure à ne pas oublier aujourd’hui, aussi bien que ce billet du samedi publié un dimanche.

Pour cause de deuil annuel.

Coïncidence, c’est un billet qui parle aussi de mort, de deuil, de disparus. Mais d’une manière bien particulière. Et presque souriante.

Les photographes du jour viennent d’Indonésie, où vivent les Torajas, un groupe ethnique de quelques centaines de milliers de personnes. Vivent et meurent. Comme partout.

Avec cependant quelques différences.

Les défunts n’y sont pas enterrés tout de suite, mais sont embaumés, le temps que soient préparées leurs funérailles et que revienne la saison sèche propice à leur inhumation. Et aussi que soit réuni l’argent nécessaire à la cérémonie, notamment l’achat de buffles qui seront immolés pour accompagner les défunts au pays des morts.

En attendant, les “disparus” partagent le quotidien des vivants, leurs repas et leur maison, où ils ont leur place. Et même après leur enterrement, rien n’est définitif, ils sont parfois exhumés pour être nettoyés, soignés, rhabillés.

Je ne sais pas si cela m’a vraiment donné des envies pour plus tard. Comme défunt ou comme héritier. J’ai juste trouvé que cela donnait des images étonnantes, propices à vous faire sourire en ce samedi, pardon ce dimanche, où j’essaye traditionnellement de trouver quelques images plus joyeuses que l’actualité quotidienne.

La joie se cache parfois dans des endroits ou des moments insoupçonnés.

(photos : Claudio Sieber, 

Après quelques hésitations, la reprise musicale prévue aujourd’hui a été annulée. D’abord, parce que je me suis aperçu qu’elle était déjà passé quelque part dans ce blog l’an passé. Ensuite, parce que j’avais envie de rendre hommage à Fats Domino qui est parti rejoindre Tom Petty et quelques autres cette semaine au paradis des chanteurs…

Et pour vous épargner d’écouter encore et toujours Blueberry Hill (qui n’est pas de Fats Domino), je vous ai trouvé quelques versions de Valley of Tears. Qui en plus est une chanson qui va bien avec ce qui précède. Avec :

  1. Fats Domino, dans les années en noir et blanc
  2. Little Richard
  3. Buddy Holly
  4. Brenda Lee
  5. Faron Young, qui tire vers la country
  6. Sheila Andrews, qui reste dans la country
  7. Robert Plant, extrait d’une compilation hommage à Fats Domino, Goin’ Home, qui réunissait (entre autres) John Lennon, Paul McCartney (mais pas sur la même chanson), Tom Petty, Neil Young, Norah Jones, Randy Newman…
  8. Une version reggae par Bim Sherman
  9. Fats Domino en couleurs