Et que le vaste monde
poursuive sa course folle

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“Pas à pas, nous trébuchons dans le silence, à petits bruits, nous trouvons chez les autres de quoi poursuivre nos vies. Et c’est presque assez. Tourne le monde sous nos pas hésitants. Cela suffit. Le vaste monde.”
Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle

Ma course n’est pas si folle que celle du monde, mais elle me laissait encore peu de temps aujourd’hui.

Juste un signe dès lors pour honorer ce billet quotidien, trouvant dans vos lectures (même silencieuses) de quoi poursuivre.

Pas à pas. En trébuchant.

Après quelques péripéties et autres digressions de procrastinateur, ce blougui a retrouvé son logo depuis quelques semaines. Et son sous-titre.

Un regard sur le monde…

Et je glisse ce soir deux images de regards dans ce monde.

Le premier est celui d’un migrant sauvé par les garde-côtes libyens et revenu à la case départ. Je ne sais rien de lui, un parmi des milliers qui rêvent d’un monde et d’une vie meilleurs. Sauf la tristesse dans son regard et dans mes pensées.

La seconde est celle d’un enfant rohingya. L’un des centaines de milliers de réfugiés qui espèrent juste survivre au Bangladesh avant de retrouver – eux aussi – le rêve d’une vie et d’un monde meilleurs. Je sais juste qu’il a 4 ans et s’appelle Hosne Ara.
Il a la vie devant lui et je lui souhaite de grandir plus paisiblement que maintenant.

C’est peu de choses. C’est futile. Mes mots résonnent comme inutiles.

J’espère tellement qu’ils ne sont pas vains.

(Photos : Ahmed Jadallah, Hannah Mckay)

Hosne Ara a été photographié pendant qu’il écoutait chanter d’autres enfants. Mais il n’y a pas d’enregistrement sonore ou vidéo de cet instant sur le web.

Alors j’ai franchi une autre frontière, avec l’Inde, d’où est partie une musique qui a enflammé Brooklyn, faisant de Red Baarat “l’un des meilleurs groupes de scène depuis des années”.

Une énergie pour poursuivre.