Y’a un truc

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“Y’a un truc…”
Souvenir télévisuel de ma pré-adolescence pendant les années Giscard

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Je croyais avoir trouvé la photo idéale d’un billet paresseux, me sentant prêt à imiter – ou à rejoindre – cette manifestante nonchalamment allongée devant les boucliers des policiers honduriens dans une rue de Tegucigalpa.

Un billet de tourisme.

Et puis, en cherchant quelques explications sur la manifestation en cours, j’ai appris que le Honduras était agité de soubresauts post-électoraux depuis le 26 novembre dernier et la réélection de Juan Orlando Hernández, soutien puis bénéficiaire du coup d’état de 2009 contre le président José Manuel Zelaya Rosales.

Une réélection tellement douteuse, à l’issue d’un scrutin où de nombreuses fraudes ont été dénoncées par les observateurs de l’Union européenne et de l’Organisation des États américains, dont le recomptage des bulletins a été interrompu avant que les résultats “définitifs” soient proclamés par … la chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Honduras, Heide Fulton.

Une élégante manière de rappeler la conception étasunienne de la démocratie en Amérique latine.

Depuis cette mascarade électorale, et malgré le renoncement du candidat battu, Salvador Nasralla, ses partisans et électeurs de la coalition électorale Alianza de Oposición manifestent contre ce nouveau “coup d’état”. La répression a déjà fait 34 morts et entraîné des centaines d’arrestations.

Autant dire que ce mouvement de protestation, qui doit s’amplifier à l’approche de la (re)prise de fonctions de Juan Orlando Hernandez le 27 janvier prochain, ne se déroule pas toujours dans le calme apparent de la photographie du jour.

Quelle chance nous avons avons de vivre dans une démocratie où aucun soupçon de fraude ne pèse sur notre dernière présidentielle. Juste quelques odeur de divers favoritismes médiatiques et de bons trucs de communicants pour faire passer un petit candidat pour un grand président.

(Photo : Orlando Sierra)

Aurelio (Martínez) est déjà passé par ici ou par .  Mais c’était il y a déjà plusieurs années. Alors, quand l’actualité passe par son pays, il était sympa de l’inviter de nouveau.