Et alors ?

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Slide 1

“ C’est pas tout de gagner un milliard par an, il faut encore le dépenser…”
Coluche

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Voilà donc le temps de la sauterie de Davos, pour la 47e année consécutive si mes sources (c’est à dire le billet de l’an passé) sont bonnes. Un événement qui tend à être largement plus médiatisé et fréquenté par “les grands” de ce monde que l’assemblée générale de l’ONU. Ce qui donne une vague idée de qui dirige vraiment ce monde…

Et voilà que ressort la même photo (ou presque) que les années précédentes et le même constat : l’argent des riches ne fait pas le bonheur des pauvres.

Comme chaque année, le rapport d’Oxfam publié à l’occasion vient souligner quelques inégalités criantes qui devraient ébranler le monde et donner honte à ceux qui sont censés le diriger : 0,000.000.5 % de la population mondiale possède autant que les 50 % les plus pauvres, ce qui représente 42 personnes, soit un léger “recul” par rapport à l’an passé où il ne fallait que 8 milliardaires pour équilibrer la balance avec 3,5 milliards d’individus. C’est sans doute dû à une spectaculaire augmentation du nombre de milliardaires entre mars 2016 et mars 2017 : 182 (soit un tous les deux jours) qui rejoignent le club des 1% des plus riches terriens qui ont capté 82 % de la richesse globale générée en 2017.

Et je ne vous dis pas comment les 18% qui restent sont mal répartis.

“Et alors ?”

C’est ce qu’écrit mon “confrère” de L’Opinion, en fustigeant [les] avocats de l’antilibéralisme, [les] activistes de l’anticapitalisme et [les] experts ès-pauvreté [qui déploient] leur idéologie  en s’en prenant aux milliardaires, boucs émissaires commodes… Lesquels boucs émissaires se sont sentis obligés de mettre à l’ordre du jour de leurs agapes de riches le thème “Créer un avenir commun dans un monde fracturé”.

Alors ?

Alors, patience. Avec un nouveau milliardaire tous les deux jours, l’ensemble de la population mondiale le sera dans 19.230.770 ans. Ou alors, quand les 1% des plus riches auront capté 100% de la richesse produite, ils se rendront compte qu’ils n’en créent pratiquement rien.

Mais je ne suis qu’un idéologue antilibéral et anticapitaliste. Rêveur de surcroît !

(Photo : Markus Schreiber)

Pas de musique suisse mais un peu de rêve. Même si…

Je suis allé voir hier Fortunata de Sergio Castellitto. Un film qui m’a fait rêver, pleurer, penser, oublier, frémir, m’attacher… avec toute la maladresse et toute la sincérité qu’il contient et surtout la grandiose interprétation de Jasmine Trinca, qui méritait bien son prix d’interprétation à Cannes, dans la sélection Un certain regard (et sans aucune comparaison).

Bref. J’ai marché à fond. Et alors ? En plus la chanson du générique de fin vaut son pesant d’italianisme comme je ne sais que les aimer… Son auteur Vasco Rossi l’a postée sur sa page facebook, en version bande annonce.

Si vous en voulez plus, allez voir le film. Ou écoutez la version intégrale de la chanson.

Ou les deux

Et la troisième est pour moi et ceux qui aiment ça…