Tellement besoin de…

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“Tu peux vouloir continuer ce que tu as désiré, ce que tu as voulu, et ce dont tu te sais capable. Tu peux, donc tu dois.”
Alain Badiou

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J’ai retrouvé la citation du jour dans un billet de ce blougui datant d’il y a deux ans et quelques. Mais j’y adhère encore totalement.

C’est que, malgré le temps qui passe et contrairement à quelques (trop de) figures médiatiques de “gauche”, je demeure attaché à une poignée d’idéaux élémentaires et tellement dépassés dans une époque où le “ni de droite ni de gauche mais en même temps” triomphe.

Ces idées “réactionnaires” peuvent se résumer par cette phrase célèbre, déjà placée en exergue d’un récent billet :

“De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins.”

Un adage qu’on retrouve dès le Nouveau testament, popularisé par Karl Marx et qui semble tomber en désuétude.

C’est pourquoi, en trouvant hier cette image d’actualité, après la publication de mes réflexions “d’idéologue antilibéral et anticapitaliste” à propos de la rencontre des ultra-riches à Davos, je me suis senti moins seul et j’ai trouvé qu’elle fournissait une réponse simple (et qui semble tellement hors de portée) à l’obscénité de l’accumulation de richesses par quelques uns, bien au delà de leurs besoins. Sans parler de leurs moyens.

Bref.

Merci aux communistes de Chennai qui ont défilé la semaine passée, comme 50 lakhs (5 millions) de travailleurs indiens en grève, pour réclamer notamment l’instauration d’un salaire minimum de 18.000 roupies (un peu moins de 230 euros) et une couverture sociale pour tous.

Les manifestants demandaient aussi un arrêt des privatisations à outrance des services publics indiens, dont certains employés ont été menacés de sanctions s’ils se joignaient à la grève.

Sur ce dernier point, leur poing pourrait servir d’exemple dans d’autres pays, jugés “plus privilégiés”.

Le titre du billet qui se concluait par la citation d’aujourd’hui était Le bonheur hypothétique. Cette citation m’a fait penser à une autre, de Saint Augustin, qui disait : “Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède.”

Et continuer à se battre pour le conserver ?

Réactionnaire et conservateur. J’assume !

(Photo : Arun Sankar)

Réagir c’est aussi dans ma manière émotionnelle…

Hier, je me suis empressé d’aller conseiller à ma nouvelle collègue (dans le travail qui me paye) d’aller voir Fortunata, tout en fredonnant – bien sûr – Vivere…

Bref.

Elle connaissait – bien sûr – Vasco Rossi (dont les 9 prochains concerts en juin prochain dans les stades italiens de Turin à Rome affichent presque tous complets) et, pour compléter ma culture approximative, elle m’a transmis une demi-douzaine d’autres chansons. Les bases…

Elle avait accompagnée l’une d’elle de ce commentaire : “Je crois que c’est la plus belle chanson jamais écrite sur la planète terre…” Alors, même si je sais que c’est subjectif, c’est celle-ci que je partage avec vous aujourd’hui.

La Cura, par Franco Battiato. Dans deux versions encore une fois.

Avec un lien vers les paroles (traduites pour ceux qui, comme moi, ne comprennent pas tout du tout…)

Parce que tu es un être spécial
Et je prendrai soin de toi.