Sans trop savoir

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“Je sais qu’on ne sait jamais…”
Jean Gabin

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Une exergue cinématographique qui va bien avec le noir et blanc de la photo du jour. Et avec mes nuances de gris du moment. Qui n’ont rien à voir avec de la sous-littérature érotique ; comme c’est triste de devoir le préciser et que mes références instinctives soient ainsi polluées. Les nuances de gris m’avaient été expliquées jadis par une compagne d’un moment de route qui m’avait montré comment regarder les milliers de teintes d’un ciel…

Autrefois.

J’ai trouvé la photo du jour illustrant l’annonce de l’exposition consacrée à Nino Migliori par la MEP (Maison européenne de la photographie).

Jusqu’à ce dimanche… Je n’aurais pas le temps d’y aller. Quelqu’un peut être ?

J’ai glané quelques images du photographe italien sur le web. Une quinzaine. Pensant préparer une galerie du week-end, en noir et blanc, en nuances de gris. Comme je les aime. Comme elles adoucissent le moment.

Et puis, je n’en ai gardé qu’une. En deux exemplaires. Deux tirages de Il tuffatore (Le plongeur), une photographie de 1951 et de la série Gente dell’Emilia. Une image d’avant ma naissance mais qui m’a rappelé quelques souvenirs, de ma phobie de l’eau à ma décision d’apprendre à nager. La seule chose que je me souviens d’avoir appris, dis-je parfois presque sans plaisanter. Deux moments de vie dans une même photographie, comme un clin d’œil du passé.

Et comme un clin d’œil au présent également. Cette période trop longue où j’ai l’impression de patauger et de perdre pied. Et où je me dis parfois qu’il suffirait de retrouver l’énergie, la volonté, le désir de juste plonger, m’élancer, relever la tête et repartir.

Oser sans trop savoir quoi. Sans trop savoir le dire. En cherchant encore autant le sens que les mots.

Bref…

(Photo : Nino Migliori)

Si les mots me manquent et si j’ai parfois du mal à comprendre le monde, Prisencolinensinainciusol est une chanson réconfortante puisqu’il n’y a rien à comprendre dans le charabia d’Adriano Celentano, qui semble avoir inventé le rap ! Sur la pochette du 45 tours français de cette chanson de 1973 il y avait cet avertissement : “Cette chanson est chantée dans une langue neuve que personne ne comprendra : elle a une seule signification : Amour Universel !”

Comprenne qui pourra.

Prisencolinensinainciusol, par :

  1. Adriano Celentano, dans une des versions originales de 1973
  2. Le même, en compagnie de Raffaella Carrà, dans une version délicieusement kitchissime
  3. Tosca, qui propose une réinterprétation de cette chanson pas facile à reprendre
  4. Adriano Celentano, toujours, en compagnie cette fois de Manu Chao, à la télé italienne
  5. Carl Marah. J’adore ces inconnus qui créent leurs vidéos dans leur coin…
  6. Adriano Celentano, toujours, 40 ans après la première vidéo du jour