Voilà le printemps !
(si, si…)

Slide 1

“Il faut se raccrocher à l’humanité.”
Princesse Dana Firas de Jordanie

*

C’est le printemps !

Non. Ce n’est ni une provocation ni une fausse nouvelle d’annoncer le printemps alors que tout le monde grelotte, empile les épaisseurs de pulls, collants et chaussettes et que les autorités météorologiques nous recommandent de ne pas exposer les enfants (jusqu’à quel âge?) et les personnes âgées (à partir de quel âge?) au Moscou-Paris, qui n’a rien à voir avec un train transcontinental ni avec les chars russes qu’on n’ose plus nous resservir…

Bref.

J’ai trouvé hier soir en préparant ce billet le première image de la Holî ! Un des marronniers d’abcdetc, même si je m’étonne moi même d’appeler marronnier une info de printemps.

C’est donc reparti pour une avalanche de couleurs à travers le sous-continent asiatique pour fêter l’arrivée du printemps. Qui est à l’heure du côté d’Allahabad d’où nous vient la photographie du jour, puisque la météo locale annonce des températures entre 14 et 32°C.

Un contraste avec la météo européenne, je vous l’accorde, mais l’occasion de vérifier que notre monde est plein de contrastes. Et aussi, que si l’on nous informe sur les températures polaires à New-York, rares sont nos médias à nous donner les températures en Inde.

Bref (bis).

Ne soyez pas trop jaloux.

D’abord parce que l’Inde n’est pas toujours à la fête ni un paradis pour chacun. Ensuite parce que vous pouvez toujours y aller faire un tour pour un coût raisonnable. Alors que la réciproque est loin d’être vraie pour la majorité des Indiens, comme celui qui me fit comprendre jadis que, si ! j’étais riche d’avoir pu venir jusqu’à lui.

Et, comme on dit au moment de la Holî en s’aspergeant de pigments colorés (et qu’on ne dit pas dans les adaptations occidentalisées) : “Bura na mano, Holî hai” (“Ne soyez pas fâchés, c’est Holi”).

(Photo : Sanjay Kanojia)

La citation du jour est extraite de Human Flow, le film de Ai Weiwei sur les migrations, les exils et les déportations d’aujourd’hui, les plus importants depuis la fin de la Seconde guerre mondiale : 65 millions de personnes, en quête de sécurité et de protection. En attendant que ce chiffre triple ou quadruple pour cause de dérèglement climatique. Et d’une économie mondialisée qui amplifie les inégalités.

Bref.

Je me suis laissé prendre, vendredi soir, par le concert donné par Juliette (Noureddine) en direct de la Maison de la Radio, et j’ai été particulièrement ému par cette chanson. Et sa justesse. Si le sujet des migrants, des demandeurs d’asile, des exilés qu’on ne sait pas toujours bien nommer, est devenu presque “tendance”, il n’est pas toujours servi par le talent.

C’est le cas d’Ai Weiwei (malgré quelques réticences) et de Juliette dans cette chanson (sans hésitations) : Aller sans retour.

Si vous en voulez plus, l’intégralité du concert de vendredi dernier se visionne et s’écoute ici.