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“Gaby, j’t’ai déjà dit qu’t’es bien plus belle que Mauricette
Qu’est belle comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette…”
Alain Bashung, Gaby

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Je sais que la citation du jour n’a rien à voir avec les images. Mais les pétards ici photographiés n’ont rien à voir non plus avec ceux arborés par les fidèles de l’église de Newfoundland mis à l’honneur ici même hier même.

C’est en butinant dans les galeries de photographies d’actualité de mes confrères de chez Reuters, que j’ai trouvé tout un reportage sur le Beehive Firecrackers Festival (approximativement 的盐水蜂炮活动 en chinois et Festival des ruches à pétards en français…). Lequel vient de se dérouler, comme chaque année, à Tainan, dans le sud de Taïwan.

Un événement qui marque là bas la fin des – longues – festivités du Nouvel an, mais qui commémore aussi la grande épidémie de choléra qui frappa la région vers la fin de la dynastie Qing, soit aux alentours de la fin du XIXe siècle occidental. Après quelques 20 ans de maladie, plusieurs milliers de morts, et en désespoir de cause, les habitants eurent l’idée de faire exploser des pétards et des feux d’artifices, dont les éclats et la fumée devaient chasser les mauvais esprits et purifier leur environnement. Et pour parcourir tout le village tout en s’alliant la bienveillance des dieux, ils installèrent leur base de lancement sur un palanquin sur lequel était juché Kuan Kung, Dieu de la guerre.

Visiblement, ça a fonctionné assez bien pour que chaque année les habitants renouvellent l’opération, promenant quelques deux cents “ruches” à travers les rues et faisant éclater des milliers de pétards. Boucan garanti, ce qui expliquerait paraît-il le terme de ruches… En allusion au bourdonnement. Sans doute celui des oreilles des près de 100.000 spectateurs.

La surdité n’étant pas le seul risque encouru, les autorités recommandent de ne jamais s’approcher à moins de trois mètres des lanceurs et de porter une protection intégrale. Certains mauvais esprits (rescapés de 1885?) s’offusquent même de la pollution aux particules fines et autres composés chimiques engendrée par ces explosions.

Des risques tellement minimes pourtant par rapport à la pollution quotidienne du voisin chinois ou des conséquences d’autres explosions de bien plus gros pétards à travers le monde…

(Photos : Tyrone Siu, Office de tourisme de Tainan, DR)

PS : Pour en finir avec la citation du jour, je sais qu’aujourd’hui c’est mercredi (et pas vendredi). Mais j’voudrais bien qu’on m’aime quand même…

Des poussières moins toxiques et beaucoup plus calmes, avec Ÿuma, un duo tunisien qui réunit Sabrine Jenhani, alias Chupee Do, et Ramy Zoghlemi : Khallini Chwaya, extrait de leur tout nouvel album, Ghbar Njoum (Poussière d’étoiles).