Dieu, modestement…

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“Je crois que Dieu, ce sont les hommes et qu’ils ne le savent pas.”
Jacques Brel

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Même avec deux jours de retard, il n’est pas trop tard pour commémorer le 7e anniversaire de la catastrophe de Fukushima, du tsunami qui causa des milliers de victimes et de l’accident nucléaire qui continue d’empoisonner le Japon. Sept ans plus tard, le combustible n’est toujours pas extrait de la centrale, les déchets s’accumulent et les piscines d’eau contaminées se remplissent l’une après l’autre.

Et si, certains s’obstinent encore dans une filière nucléaire à l’avenir incertain (voir le billet d’hier), il y a heureusement des voix qui portent un autre message. Comme celle de l’ancien Premier ministre du Japon, Naoto Kan, en poste lors de la catastrophe et devenu depuis un fervent militant antinucléaire, qui entamait hier, à Paris, une “tournée” européenne pour défendre un monde sans nucléaire.

“J’étais absolument persuadé que le niveau de la technologie japonaise était si élevé qu’on pouvait faire confiance, qu’il n’y aurait pas quelque chose comme Tchernobyl. La réalité m’a appris que c’était complètement bête de penser une chose pareille. Je me suis dégoûté d’y avoir cru naïvement”, a-t-il expliqué à mes confrères de France-Inter.

Mais je ne sais pas si notre président atomique écoute plus France-Inter qu’il ne lit abcdetc… (voir aussi le billet d’hier).

abcdetc qui s’écrit sur un ordinateur dont je ne sais pas (crois pas) qu’il soit alimenté par une énergie si propre que ça… Mais où, sans croire en Dieu, on continue à croire en l’homme. Même avec son ignorance. Et à prier, à ma manière, comme je peux, avec l’homme sur la plage d’Iwaki, à quelques kilomètres au sud de la centrale de Fukushima.

(Photo : DR)

En pensant au nucléaire et aux naïfs qui nous gouvernent, j’ai trouvé, de fil en aiguille, un “reggae suédois” proposé par le groupe finlandais, Piirpauke, emmené depuis 1974 par le saxophoniste Sakari Kukko.