Comme dans un rêve

Slide 1

« L’intelligence est un double mal : elle fait souffrir et personne ne songe à la considérer comme une maladie. Être alcoolique serait une promotion sociale en comparaison »
Martin Page, Comment je suis devenu stupide

*

À l’origine, ce billet devait s’intituler – bêtement – intelligence artificielle.

Mais j’ai pensé qu’avec la photo qui l’accompagne, vous risquiez de faire plein de contresens, ou de confusions, ou de commentaires désobligeants. Ou pire.

En voulant illustrer un billet sur l’intelligence artificielle qui a tant occupé notre actualité hexagonale cette semaine (pour mieux nous faire oublier les conflits sociaux qui grondent ?), je me suis interrogé sur toutes les facettes de l’intelligence humaine : relationnelle, émotionnelle, artistique… Et c’est en cherchant des traces de cette dernière dans les programmes informatiques que je suis tombé sur Deep Dream, « un programme de vision par ordinateur créé par Google qui utilise un réseau neuronal convolutif pour trouver et renforcer des structures dans des images en utilisant des paréidolies créées par algorithme, donnant ainsi une apparence hallucinogène à ces images »… Dixit wikipedia.

Je n’ai pas tout compris. Ce qui prouve peut être que je ne suis pas si intelligent que ça.

Mais là n’est pas la question du jour. Parce que, paréidolies ou pas, je n’ai pas été fasciné par le talent artistique de ce Rêve Profond. Mais j’ai quand même gardé l’image.

Pour accompagner la vraie question du jour.

Certains nous prédisent que l’intelligence artificielle aura dépassé la nôtre dans quelques années ou quelques décennies et sera capable de faire plein de choses à notre place et mieux que nous (comme bredouiller nos articles…). Soit.

Je constate aujourd’hui qu’il lui reste des progrès à faire en matière artistique. Mais l’art contemporain ne nous prend-il pas déjà pour des cons. Passons.

Mais, si dans 10 ans ou 50 ans, l’ordinateur aura dépassé les pauvres humains que nous sommes, la question qui me taraude vraiment est de savoir s’il sera capable… d’être aussi con !

La question subsidiaire étant de savoir si nous serons encore capables d’aimer…

(Photo originale avant transformation : Yves Petit)

Les souvenirs peuvent être tout récents. Ils n’en sont pas moins déjà des souvenirs. Le passé est le passé. Même repassé ou dépassé. Datant d’un siècle ou d’hier. Ne dit-on pas d’ailleurs : « Je m’en souviens comme si c’était hier » ?

Hier donc, sur la route des vacances. La radio m’a gâté. Plus que le temps. Après une émission sur le bonheur le matin (sur France-Inter), j’ai goûté la programmation musicale de Métronomiques (sur France-Culture) dans l’après-midi, entrecoupée d’une histoire de l’électricité. Celle qui manquerait à nos ordinateurs pour être intelligents. Car n’oublions pas que, dans l’état actuel des choses et de la science, c’est toujours nous qui avons la prise de courant en main et toujours prise sur les machines, avec la possibilité de les débrancher. Non mais !

Bref.

Le programme musical de l’émission était tout près sur youtube. J’ai paresseusement copié le lien pour partager avec vous :