Quelle tristesse !

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Je faisais pourtant de mon mieux.

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Comme vous l’avez peut être compris si vous lisez ce blougui régulièrement, et comme je vous l’apprends si vous arrivez ici par hasard, j’ai pris quelques jours de congés payés (tant que ça existe ?) pour m’offrir quelques jours de vacances.

Et, parallèlement, j’ai décidé d’obéir au doux conseil de Prévert d’essayer d’être heureux. Même si je ne me sens pas toujours exemplaire.

Bref.

Dans la voiture qui m’emmenait vendredi vers la première étape de mon (court) périple, j’ai entendu de tristes nouvelles en provenance de Gaza, où l’armée israélienne a ouvert le tir sur des milliers de Palestiniens qui manifestaient, pacifiquement, pour le droit à retrouver un pays et à regagner leurs terres.

Bilan : 17 morts et 1400 blessés.

« C’est un assassinat révoltant », a affirmé Benyamin Netanyahou.

Mais il parlait de l’assassinat (odieux) de Mireille Knoll.

Concernant le bain de sang à Gaza, le Premier ministre israélien a défendu le droit de son pays à protéger sa frontière et refusé toute enquête internationale sur les agissement meurtriers de « l’armée la plus éthique du monde », comme il l’a fait savoir au président turc, Recep Tayyip Erdoğan, qui l’avait traité de « terroriste ».

Dans les autres pays, les réactions ont été – comme d’habitude – plutôt discrètes. A l’heure qu’il est, je n’ai trouvé aucun communiqué sur le site de notre présidence nationale pour dénoncer cette action innommable.

C’est peut être parce qu’on cherche ses mots du côté de l’Elysée. Ou à cause du week-end de Pâques. Ou parce que cet incident frontalier en rappelle un autre avec notre voisin italien dont des douaniers français ont illégalement et scandaleusement violé la frontière pour poursuivre un migrant ?

En son nom propre, le tenancier s’associe à la tristesse des familles des 17 victimes de la violence armée.

Et s’excuse auprès de nos amis transalpins.

(Photo : Mahmud Hams)

Sur la route de mes vacances, j’ai beaucoup écouté la radio.

Je ne vais pas vous faire l’inventaire de tout ce que j’ai entendu de beau. Mais cet après midi, dans un documentaire sur la psychanalyse (et sur France-Culture), j’ai entendu quelques notes d’une chanson de Paolo Conte.

Alors, à cause des incidents de frontière et pour croire – essayer de – au bonheur, j’ai retrouvé ce morceau, vivant.