Reprise des hostilités

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Ce n’est pas mon regard qui fait que le monde est si noir…

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La parenthèse de vacances se termine donc aujourd’hui, avec mon retour à la vie et au blougage actifs. Pendant dix jours, j’ai un peu décroché de l’actualité, avec juste, durant quelques jours à l’hôtel, le robinet à propagande de BFM au petit déjeuner. Chaîne d’infos en continu qui n’a pas daigné faire le rapprochement entre la galère des banlieusards “pris en otage” par la SNCF et le record du prix au m2 de l’immobilier parisien, qui a augmenté de plus de 40% en 10 ans. Pas vraiment comme mon salaire ou celui des cheminots…

Bref.

Le retour à l’actualité du monde passe par Gaza. Comme lundi dernier. Comme une autre parenthèse, mais qui ne se referme pas.

L’armée israélienne a encore ouvert le feu sur des gens armés… de pierres et de pneus enflammés, tuant 10 personnes et en blessant 400 autres. Parmi les victimes, Yaser Murtaja, un confrère journaliste, pris pour cible malgré le mot “Press” sur son gilet.

Comment ne pas s’indigner ? Comment garder le silence ? Comment ne pas réagir ? Je ne sais pas si Jean-Pierre Pernaud, spécialiste de l’anecdote rurale, aura le temps de poser la question à notre président jeudi prochain…

Pour ma part, je ne peux que répéter mon impuissance, ma tristesse, ma colère. Et non, je n’arrive pas toujours à regarder le spectacle de ce monde sans m’émouvoir.

Les jeunes Israéliens, qui assistaient vendredi au spectacle depuis la frontière, paraissent moins émus. Mais je ne suis ni jeune, ni Israélien.

Alors ? Je ressens parfois le besoin de me réveiller d’un cauchemar en hurlant “au secours !” Comme cela m’est réellement arrivé durant ces quelques jours de vacances.

Et où je n’ai réveillé personne !

(Photos : Ibraheem Abu Mustafa, Amir Cohen)

C’est d’une autre reprise que parle Candelaria, le film tout doux, drôle et émouvant (comme la vie) du Colombien Jhonny Hendrix Hinestroza, qui se déroule à… Cuba et raconte le retour de “flammes” d’un vieux couple (150 ans à eux deux) sur fond de crise économique, suite à l’effondrement de l’URSS et de la poursuite de l’embargo américain.

J’aurais aimé vous en proposer la musique du générique de fin mais, comme souvent, ma mémoire m’a fait défaut. Et le web comme Shazam ne sont pas venus à mon secours. Voici donc un morceau de la bande annonce anglaise, pour un avant-goût et vous donner envie de voir le film.