L’exemple hongrois ?

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“La Hongrie est envoûtée par Orban comme par le joueur de flûte d’Hamelin. Cela renvoie à quelque chose de très profond. Et, chez moi, à un véritable doute…”
Imre Kertész (écrivain hongrois, prix Nobel de littérature en 2002), dans un entretien au Monde des livres, où il cite également Karl Kraus :
“La situation est désespérée mais pas sérieuse.”

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Pour donner tort à leur compatriote et montrer qu’ils étaient capables de se réveiller, plusieurs dizaines de milliers de Hongrois sont descendus dans les rues, dans la soirée de samedi dernier, une semaine après la reconduction de Viktor Orbán à la tête de leur gouvernement.

Ils étaient près de 100.000 à dénoncer une élection aussi peu démocratique que l’exercice du pouvoir par le “Viktator” et à exprimer leur désaccord avec la politique plus que droitière et ultra-nationaliste actuellement qu’il veut continuer à mener.

Et ils ont manifesté assez tard dans la nuit pour nous offrir de belles images et montrer que les portables peuvent servir à autre chose qu’à surfer sur les réseaux “sociaux” ou à se prendre en selfie…

 

En France, les manifestants de Marseille étaient loin d’être aussi nombreux que ceux de Budapest (58000 selon la CGT ou 6000 selon la police…). Mais 6,1 millions de Français ont regardé Macron jeudi dernier sur TF1 (les chiffres d’hier soir ne sont pas encore connus à l’heure de publication de cet article).

L’envoutement aura-t-il fonctionné ? Ou allons-nous, nous aussi nous réveiller ?

(Photos : Laszlo Balogh, Bernadett Szabo, Marton Monus, Franck Pennant)

Allumer les portables ! Jacob Salem est déjà passé ici tout dernièrement, mais cette reprise live de Knocking on Heavens Door colle bien à l’actualité. Non ?