Aux innocents les mains pleines

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“Il est parfois dans la vie de ces rencontres bizarres qui décident de vous comme une main détermine les mouvements d’un pantin.”
Viviane Da Silva, Visage de fièvre

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C’est à cause de la fièvre, qui me visite – légèrement – depuis quelques jours, que j’ai trouvé la citation du jour. Mais je ne me sens pas pantin. Plutôt clown, parfois.

Et c’est à cause de la même fièvre que je voulais pas en rajouter. Alors, en écoutant une émission de France-Culture autour du – si difficile – partage de Jérusalem, en écho au billet esquissé-esquivé d’hier, j’ai esquivé les images de violence, de guerre et de désolation du monde (comme les quatre morts du jour à la frontière entre Gaza et Israël…)

Jusqu’à trouver la photographie du jour. Un cliché d’Antonio Gibotta, intitulé Enafrinat. Autrement dit et traduit par “guerre de la farine”. Une bataille qui se déroule depuis 200 ans, le 28 décembre de chaque année, à Ibi, dans la province d’Alicante et qui commémore, selon la légende qui accompagnait l’image, le Massacre des innocents.

J’ai esquivé les pensées d’autres innocents massacrés de nos jours, au nom de quelle poursuite d’un autre messie ? Même pas… Et qui pourraient être épargnés si l’on ne se battait qu’avec de la farine.

Je me suis alors suis tourné vers le site du Sony World Photo, d’où avait extraite par mes confrères la photo de Antonio Gibotta, deuxième prix dans la catégorie découverte.

Et j’ai justement découvert le premier prix, la photo de l’année, réalisée par le Bulgare Veselin Atanasov.

Une image qui se passe de commentaires et que j’accompagne d’un silence.

Et aussi d’un clin d’œil…

(Photos : Antonio Gibotta, Veselin Atanasov)

Il me restait juste à trouver LA musique pour aller avec l’image paisible.

Et j’ai eu de la chance de tomber sur la Sud Coréenne Park Jiha et sa musique tellement en contraste avec ce que les radios (ou les chaînes vidéo) nous offrent en provenance de son pays.

Communion… Un bien beau titre.