Vivre sa vie
avec Passion

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“La beauté c’est les larmes.”
Léo Ferré
“La foi est plus belle que Dieu.”
Claude Nougaro
“Si tu crois un jour que tu m’aimes
N’attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t’emmène
Viens me retrouver…”
Françoise Hardy

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Trois exergues pour un seul article, c’est presque trop !

J’explique…

La première est en évocation des larmes samedicales (ah, on peut dire dominicales mais pas samedicales ?), les larmes du samedi. Qui ont traversé (plus ou moins) discrètement ce blougui samedi dernier et qui s’affichent fièrement aujourd’hui. Avec deux images de deux films que j’ai eu la chance de voir dans la même journée.

Retrouvailles avec Vivre sa vie, de Jean-Luc Godard, filmant amoureusement la belle et émouvante Anna Karina, prise peu à peu dans le piège de la prostitution tout en éclaboussant l’écran. Avec cette scène où une larme coule sur sa joue alors qu’elle regarde La Passion de Jeanne d’Arc, de Carl Theodor Dreyer, interprétée ou plutôt incarnée par Renée Falconetti.

Je n’avais jamais vu se second film et j’ai tellement été séduit, impressionné, sidéré, conquis ! Et dénué de mots devant un tel chef d’œuvre, ne pouvant que citer Chris Marker, lequel déclarait :

“Si Dreyer est l’égal des plus grands par le langage, il est supérieur aux plus grands par son propos. Et s’il est vain et probablement impossible de choisir le second chef-d’œuvre du cinéma, il est aussi impossible d’hésiter en ce qui concerne le premier. La Passion de Jeanne d’Arc est le plus beau film du monde.“

Il va falloir que je revois ma liste infinie des dix plus beaux films que j’ai vus.

J’ajouterai juste, en référence au second exergue du jour, qu’au delà de l’extase cinématographique, j’ai été touché par cette histoire d’une femme de foi aux prises avec des hommes d’église, me confirmant que depuis longtemps (toujours ?) les religions nous séparent plus d’un possible Dieu qu’elles ne nous en rapprochent.  Et, toujours à propos d’éloignement, j’ai ressenti tristement la récupération qui avait pu être faite de cette femme du peuple qui s’était battue pour le peuple.

À méditer…

Quant à la troisième phrase en exergue : il y a tant de messages personnels qui traversent ce blougui, que je pouvais bien extraire quelques mots de la chanson éponyme.

(Photos : Raoul Coutard, Rudolph Maté)

Quant à la musique du jour… Elle vient d’un autre message personnel, reçu par un vieil homme (en tout cas un peu plus que moi) en réponse à un sourire que je lui avais adressé par sms, et qui m’a dit que ce simple sourire lui avait fait chaud à l’âme… à la manière de Brassens.

Chanson pour l’Auvergnat donc, par :

  1. Georges Brassens, bien sûr
  2. Juliette Gréco
  3. Blessed Connexion
  4. Khalifa, dans une belle adaptation : Sidi l’Auvergnat