Un avenir radieux !

Slide 1
Slide 2
Slide 3
Slide 4
Slide 5
Slide 6
Slide 7
Slide 8
Slide 9
Slide 10
Slide 11
Slide 12
Slide 13
Slide 14
Slide 15
Slide 16
Slide 17
Slide 18
Slide 19
Slide 20
Slide 21
Slide 22
Slide 23
Slide 24
Slide 25
Slide 26
Slide 27
Slide 28
Slide 29
Slide 30

“La science peut mener à la découverte de l’énergie atomique mais elle ne peut pas nous préserver d’une catastrophe nucléaire.”
Václav Havel

*

Les catastrophes ça finit par passer. Puis par lasser.

Cela fait 32 ans aujourd’hui que la centrale de Tchernobyl a pété à la gueule des Ukrainiens puis de l’Europe et, grâce à la mondialisation déjà en marche, du monde entier. L’ONU a même décidé, depuis deux ans, de faire de de jour anniversaire la Journée internationale du souvenir de la catastrophe de Tchernobyl.

Mais la presse internationale n’en a pas fait trop aujourd’hui sur le sujet. Plus préoccupée sans doute par le nucléaire iranien ou coréen.

Bref. À quelques exceptions près, ce n’est pas la folie médiatique autour d’une “catastrophe” dont on ignore encore les causes exactes et dont on ne mesure toujours pas bien les conséquences.

Par contre, ça frémit dans le domaine touristique. Depuis quelques années en effet, des excursions sont organisées sur le site de la centrale et dans ses environs dévastés. À partir de 25 € la journée, les touristes de la catastrophe nucléaire peuvent s’offrir quelques clichés originaux qui les dépaysent vraiment de ce monde “globalisé” où “toutes les villes commencent à se ressembler avec des Ikea, Mango, Zara”, comme le dit si joliment une participante.

Et le tout sans vraiment de risques, puisque “une journée de séjour dans la zone équivaut à deux heures de vol au-dessus de l’Océan atlantique en terme de dose de radiation absorbée”, rassure Viktor Khartchenko, gérant de l’agence de tourisme Go2chernobyl.com.

Les partisans du lobby industriel ont donc bien raison : le nucléaire est bien l’avenir de l’humanité. Et, avec le lancement (toujours retardé, c’est dommage) des centrales de nouvelle génération, le vieillissement du parc mondial des vieux modèles ou le démantèlement incertain des centrales en fin de vie et le stockage problématique des déchets, l’avenir est prometteur !

Oserai-je dire radieux ?

(Photos : Alex Cheban, Sergey Dolzhenko, Cédric Faimali, Lynn Hilton, Gerd Ludwig, Efrem Lukatsky, Hilmar Schmundt, Sergei Supinsky, Vaklav Vasku, DR)

Mais si ! Le monde avance, même s’il donne parfois l’impression de tourner en rond.

J’ai eu la chance et le bonheur d’assister naguère à un concert de Rosemary Standley et Dom la Nena. Et je retrouve toujours avec joie la jeune violoncelliste brésilienne.

Et comme la joie est plus grande quand on la partage…