Tout finit par disparaître

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Slide 1

“Qu’est-ce que sera demain
Le début ou la fin.”
Yves Simon, Qu’est ce que sera demain (1981)

*

Un moment d’hésitation. Le premier mai c’est comme un dimanche ou pas ? Avec un article ou pas ?

Et puis l’afp nous a fourni une galerie toute prête de métiers en voie de disparition à travers le monde. Alors… Juste copier-coller (parfois traduire) et laisser se raconter les histoires de ces personnages qui ont encore un métier. Des métiers qu’on appelle parfois petits… Ces métiers qui deviennent rares ou disparaissent en raison des mutations de nos modes de vie, des révolutions technologiques, du “progrès” inexorable et du changement qui est toujours maintenant.


Mohammad Ashgar,  tireur de rickshaw à Calcutta
dont le métier est menacé par les motorickshaw, les taxis ou… autres Uber.
(Photo : Dibyangshu Sarkar)


Delia Veloz, 74 ans, lavandière à Quito,
remplacée petit à petit par les machines à laver.
(Photo : Rodrigo Buendia)


Candelaria Pinilla, 63 ans, l’une des derniers écrivains publics de Bogota,
un métier qui a survécu lusqu’à l’essor d’Internet.
(Photo : Luis Acosta)


Samson Muli, 42 ans, porteur d’eau à Nairobi,
qui ne résistera pas au développement du réseau d’eau courante.
(Photo : Simon Maina)


Syed Zafar Shah, vendeurs de vinyles et réparateur de gramophones,
remplacés par tant de choses que je ne suis plus sûr moi même
que j’écoute la musique de moderne manière…
(Photo : Sajjad Hussain)


Mohammad Joynal, nettoyeur d’oreilles de Dacca.
(Photo : Munir Uz Zaman)


Vicky Luthra, dans son labo photo de New Delhi,
avec si peu de clients assez patients, toujours à l’ère du numérique.
(Photo : Prakash Singh)


Iain Bell, l’un des 5 derniers allumeurs de réverbères de Londres.
(Photo : Daniel Leal-Olivas)


Syed Ahmed, l’un des derniers imprimeurs typo de New Delhi,
héritier de Gutenberg menacé lui aussi de disparition par le numérique,
comme la typographie…
(Photo : Chandan Khanna)


Ernest Nshimirimana, devant sa boutique à Bujumbura (Burundi),
où l’on faisait la queue naguère pour utiliser ses trois téléphones publics,
n’en possède plus qu’un et vit en vendant …
des recharges pour les mobiles et des friandises.
(Photo : Onesphore Nibigira / AFP


Fabio Garnero, est l’un des derniers gnomonistes d’Italie (du monde ?).
C’est à dire qu’il sait encore faire les calculs nécessaires
pour installer des cadrans solaires.
(Photo : Marco Bertorello)


Tatjana Zivkovic, dans son atelier de réparation de parapluies à Belgrade.
(Photo : Andrej Isakovic)


Wu Chi-kai, enfin…
L’un des derniers fabricants d’enseignes au néon de  Hong Kong,
dont le savoir-faire est aujourd’hui supplanté par les leds*.
(Photo : Philip Fong)

Je m’arrête à 13 (vous pouvez en trouver d’autres chez mes confrères de Gulf News qui proposent une galerie de 23 photographies) parce que j’ai passé trop de temps déjà à écrire cet article d’un jour où je ne travaille pas et surtout parce que 13 est un nombre porte-bonheur, comme le muguet du jour et la coccinelle qui l’accompagne.

Et qu’on a bien besoin de (croire au) bonheur !

Avec une pensée pour tous ceux qui travaillent aujourd’hui pour nous permettre de vivre en paressant un peu et une autre pensée pour tous ceux qui travaillent chaque jour pour faire gagner de l’argent à ceux qui en gagnent davantage en les faisant travailler.

(Photo d’en tête : Vyacheslav Mishchenko)


* À propos de leds et de disparition : J’ai promis a l’un de mes non-lecteurs préférés, supporteur fidèle du FCSM (Football-club Sochaux-Montbéliard), de relayer cette pétition pour sauver son club, menacé de disparition après les entourloupes de son président actuel, le Chinois Li Wing Sang, PDG de Ledus… qui fabrique des leds.

Et à propos de disparition, on a appris hier le décès de Rose Laurens, dont le petit métier le plus connu restera d’avoir chanté Africa en 1982.

Mais elle chantait déjà en 1979 : Survivre.