En pointillés

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“Si ça continue je vais me découper
Suivant les points les pointillés
Vertige de l’amour…”
Alain Bashung, paroles de Boris Bergman

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Je ne sais pas s’il y a vraiment un rapport entre les paroles de la chanson évoquée ci-dessus et l’article qui suit. Mais cette image de pointillés est venue se superposer aux images du jour. Qui n’ont pas complètement de rapport entre elles non plus.

J’aurais pu choisir ça comme titre, Aucun rapport, mais je m’en suis déjà servi. Et puis ce n’est pas complètement vrai. Les images du jour ont un rapport entre elles, puisque je les ai trouvées dans la même galerie quotidienne d’un de mes confrères. Et que c’est leur succession qui me les a fait remarquer. Et que, enfin, si je ne suis pas vraiment sûr qu’il faille de tout pour faire un monde, notre monde est fait d’une mosaïque d’infinis morceaux. Qui ne se joignent pas toujours.

C’est ainsi que se croisent aujourd’hui sur abcdetc une photographie en provenance du Venezuela, où les supporters de Nicolas Maduro tentent encore de croire qu’il est le successeur de Chavez, en brandissant une silhouette à son effigie ; une autre en provenance de Londres, où l’idolâtrie envers la famille royale en remet une couche avec le tout prochain mariage du prince Harry avec Meghan Markle ; et une troisième, prise à Berlin, où les militants de Peta dénoncent les essais de Volkswagen qui ont asphyxié des singes…

En tirant bien les cheveux pour les couper en quatre (sans enculer les mouches, ce que j’ai vu certains pratiquer…), j’aurais pu tirer une morale commune, une réflexion originale qui réunisse ces trois images où apparaissent des silhouettes de carton découpées. Et proposer un habillage, comme à ces poupées et leur garde-robe à languettes avec lesquelles j’ai joué jadis.

Mais je me sens fatigué. Et pas plus inspiré par la philosophie chinoise à laquelle m’ont fait penser les trois singes.

Et puis, à propos de figure de carton, j’ai retrouvé cette quatrième image. Qui ne date pas d’avant-hier et de la fête à Macron, mais d’une autre manifestation qui s’est déroulée il y a un mois tout juste, le 7 avril dernier à Nantes, au cours de laquelle fut pendu, molesté et brûlé un mannequin à l’effigie de notre président.

Dont chacun sait qu’il n’est ni un pantin ni une marionnette.

 

Il paraît que la (mise en) scène avait choqué certains députés de LREM. Plus que la loi asile et immigration ou la casse sociale au bénéfice des plus riches ?

(Photos : Carlos Garcia Rawlins, Matt Dunham, Axel Schmidt, Loïc Venence)

Et puis, à propos de Vertige de l’amour (et tout en ressentant le vertige de l’absence…) j’ai trouvé cette interprétation que je ne connaissais pas. Pas vraiment un souvenir, mais …