Irréfutable

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“La vérité finit toujours par se découvrir.” Proverbe latin
“Le mensonge se découvre toujours.” Proverbe grec
“La vérité se découvre avec le temps.” Proverbe yiddish

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Mea culpa… Et que la vérité soit faite.

Je m’étais gaussé (il y a quelques années déjà) des accusations douteuses sur la menace iranienne de Benjamin Netanyahu à la tribune de l’ONU. Je me suis récemment moqué (discrètement) des preuves pas si nouvelles ni vraiment concluantes que le Premier ministre a encore “dévoilées” sur le programme nucléaire de son ennemi juré. Et je me suis interrogé la semaine passée sur la riposte de l’armée israélienne contre les forces iraniennes en Syrie.

Mais au lendemain de la huitième journée de la “Grande marche du retour”, qui s’est déroulée vendredi dernier à la frontière entre Israël et Gaza, où un manifestant a encore perdu la vie et 460 autres ont été blessés, je dois admette la vérité : les soldats de l’armée israélienne qui tirent à balles réelles sont en situation de légitime défense, comme le montre l’image du jour.

C’est irréfutable !

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Bon, si la vérité sur la riposte proportionnée ne vous a pas convaincus, je vous propose une autre photo prise la semaine passée, toujours à Gaza…

…où est apparue récemment une nouvelle menace “terroriste”, avec des cerfs-volants enflammés lancés par dessus la frontière et qui viennent incendier les champs israéliens voisins.

Un problème mais pas une menace stratégique, titrent mes confrères du Times of Israël qui décrivent ce phénomène. Mais la menace pourrait bien venir de l’intérieur, comme l’expliquent mes autres confrères d’Infos Israël (qui “combattent les mensonges sur l’état juif” et auxquels on peut donc faire confiance), qui révèlent qu’un activiste israélien, souhaitant se venger de la même manière, a envoyé lui aussi un cerf-volant enflammé… qui est retombé en Israël, à cause des vents défavorables.

C’est ballot, mais ça a le mérite de faire sourire. Et de faire réfléchir aux effets boomerang, le jour où les États-Unis envoient un funeste message au monde en outrepassant les résolutions onusiennes concernant le partage de Jérusalem…

(Photos : Étienne de Malglaive)

Non, je ne vous proposerai pas d’écouter l’Israélienne Netta Barzilai, grande gagnante du concours eurovision 2018, qui a enflammé le public et les téléspectateurs avec sa chanson Toy, à la chorégraphie un peu inspirée de la Danse des canards passée par ici samedi. Et si vous voulez voir Benjamin Netanyahu faire lui aussi la poule pour fêter cette nouvelle victoire de son pays, c’est ici

Pour éviter tout incident diplomatique et artistique, j’ai retrouvé une chanson plus ancienne, d’une autre chanteuse israélienne, aujourd’hui disparue, Ofra Haza. Im Nin’Alu, extrait de son album Yemenite Songs