Le joli mai

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“Les hommes se sont toujours sus mortels, et ils en ont même tiré des façons inédites de rire et de chanter. Est-ce parce que la beauté est mortelle et qu’aimer un être, c’est aimer le passage d’un être ? Les hommes ont inventé la naphtaline de la beauté. Cela s’appelle l’Art.”
Chris Marker et Pierre Lhomme, Le Joli mai (disponible sur Arte jusqu’en juillet et visible dans la grande ville à côté de chez moi mardi prochain, en ma compagnie)

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Nous voici donc débarrassé de ce mois de mai 2018, de sa sale météo et des commémorations en tout genre, avec défilé des nostalgiques et témoignages des vétérans.

 

Mais la reconstitution, la résurgence espérée par certains n’a pas eu lieu, malgré le blocage de quelques universités, les grèves (à la SNCF ou ailleurs) qui n’ont pas réussi à enflammer tout un pays, des manifestations de moins en moins fréquentées (mais étrangement remises en question pour quelques violences isolées), un déploiement impressionnant de “forces de l’ordre” limité à la région de Notre-Dame des Landes…

Et bien peu de barricades ou de slogans imaginatifs sur les murs. Un effet d’une pensée unique triomphante ou de réseaux sociaux passant à la vitesse du son d’une image à une autre ?

Au Nicaragua, d’où viennent les images du jour, le mois de mai fut plus chaud.

Les manifestations ont commencé mi avril, en opposition à un projet de réforme des retraites, abandonné depuis, puis se poursuivent depuis maintenant 6 semaines, dans un vaste mouvement d’opposition au chef de l’État, Daniel Ortega.

Et la répression sanglante (plus d’une centaine de morts depuis la mi-avril) ne fait qu’attiser la colère contre celui qui fut un des héros du sandinisme et qui aujourd’hui n’a “rien à envier” à la dictature des Somoza.

Triste bilan d’une révolution grignotée dont il semble ne plus rien rester.

Le Nicaragua compte ses morts, s’interroge sur son avenir, clame son désir de liberté sur les barricades et l’inscrit sur les murs. Mais, si selon certains “le changement est inévitable”, reste à savoir quel visage il aura.

Comme il est triste que nos sociétés, comme notre écriture, semblent toujours aller de gauche à droite…

(Photos : Inti Ocon, Oswaldo Rivas, Esteban Felix, Jorge Torres, DR)

PS : Le Joli mai de Chris Marker et Pierre Lhomme n’évoque pas l’année 1968 mais … 1962 !

En 1980, The Clash sortent un triple album emblématique, prophétique et aujourd’hui un peu nostalgique, Sandinista !, qui s’ouvre avec un morceau inspiré par le rap alors balbutiant : The Magnificent Seven.

Avec aujourd’hui :

  1. The Clash
  2. Kokolo
  3. Rude Boy George
  4. The Lions