Sans oublier les enfants

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Les imbéciles aussi peuvent changer d’avis…

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Ainsi donc, contrairement à son habitude, le président étasunien est revenu sur sa décision de lutter contre l’immigration dans son pays et la “tolérance zéro” qui avait conduit à séparer plus de 2000 enfants de leurs parents.

Il a donc signé un nouveau décret (executive order) interdisant la séparation des familles de migrants présents illégalement sur le sol étasunien.

Mais, au delà de la joie relative de cet acte humanitaire et de la risible faute d’orthographe qui figurait au-dessus du fier paraphe trumpien, deux questions (au moins) restent en suspens :

Au moment où, de plus en plus, l’exode des réfugiés sur notre planète évoque, autant par l’ampleur que par l’horreur, de sinistres souvenirs d’une histoire pas si ancienne, cette faiblesse passagère et inhabituelle est-elle vraiment une promesse d’un meilleur traitement pour les migrants ? Après tout, le régime de Vichy, lors des rafles qu’il conduisit pour le compte des occupants allemands pendant la Seconde guerre mondiale, a veillé lui aussi à ne pas séparer les familles, avec le résultat que l’on connaît, encouragé par certains, comme Robert Brasillach, qui écrivait dans Je suis partout en septembre 1942 : “Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder de petits.”

L’avenir répondra à cette question.

Pour la seconde question, je crains de n’avoir pas de réponse immédiate. Mais en voyant la seconde image du jour, je me suis demandé sir le décret présidentiel étasunien prévoyait de ne pas séparer non plus les enfants de leurs poupées ou autres doudous.

Car dans le cas contraire, l’émotion internationale serait sans doute moins forte, mais pas le traumatisme…

(Photos : Leah Millis, Jose Luis Gonzalez)

“Si nos jours venaient à ternir, je les replanterais, et les irriguerais…”

Je n’allais quand même pas placer Brasillach en exergue du billet du jour. Mais je garde les mots qu’inscrit la chanteuse marocaine Oum au début de sa chanson نـــــــــيــــــــــــــة (Nia) comme citation de ce jour. Et peut être de jours à venir…