Totalement imprévisible ?

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“Je considère que le capitalisme a oublié l’homme, je considère que le capitalisme est odieux.”

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J’ai entendu la citation du jour samedi matin pendant mon petit déjeuner, lors de la revue de presse du week-end sur France Inter.

Je vous laisse deviner son auteur, le temps de lire le reste de l’article du même week-end. Qui ne traite pas forcément du capitalisme. Quoi que. Il y a sans doute plus de rapport entre celui-ci et le football qu’entre les pauvres bêtes de la galerie du jour et ce sport.

Huit ans après Paul le Poulpe et ses oracles pour la Coupe du Monde (qui se déroulait alors en Afrique du Sud), l’art divinatoire animalier a trouvé des successeurs à la pauvre pieuvre, morte quelques mois après avoir annoncé la défaite de l’Allemagne en finale, échappant de peu au désir de vengeance des supporters !

C’est pourquoi, même si je trouve très con d’affubler un chat d’un maillot de foot ou d’emmerder des fauves avec des pronostics, je souhaite longue vie (et tranquillité retrouvée) à Jago, le jaguar du zoo de Krasnoïarsk, Khan et Yunona, tigre et tigresse enfermés dans le même zoo, Timon et Zabiyaka, le suricate et la chèvre du zoo de Samara, Valentina, la lionne au zoo de Medellin (Colombie) et Newton le perroquet de la ménagerie du Jardin des Plantes de Paris…

Je ne suis pas allé vérifier la fiabilité de leurs pronostics ni chercher s’ils avaient d’autres “semblables”, dans d’autres zoos, avec lesquels les supporters faisaient mumuse pour s’occuper entre deux matchs et deux packs de bière.

Enfin, je vous présente  Achille, l’un des 60 chats habituellement chasseurs de souris au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, qui a été choisi malgré sa surdité. Ou à cause d’elle. “Achille a été désigné car il a montré des capacités de choix, d’analyse et de comportement incroyables. Être sourd explique son niveau d’intuition – cela lui permet de mieux se concentrer sur ses prédictions”, a ainsi expliqué l’attachée de presse du musée…

Mais, que les amis des bêtes et les ennemis de la connerie sans limite se rassurent : l’avenir des animaux devins est menacé par l’expansion de l’intelligence artificielle.

Qui ne menace pas le développement de la connerie…

Quant à moi, je n’ai aucune envie de connaître l’avenir. Mais je m’y prépare (à suivre).

(Photos : Philippe Wojazer, Dylan Martinez, Ilya Naymushin,
David Gray, Fredy Builes)

Pour en revenir à la citation du jour, elle n’est ni de Marx ni même d’Einstein, mais de… Paul-Loup Sulitzer. L’inventeur du “western financier”, dont il a vendu quelques dizaines de  millions d’exemplaires au siècle dernier, serait aujourd’hui à vivre et “condamné” à se contenter d’une retraite de 1500€ par mois.

Il ne l’avait sans doute pas prévu…

Bref.

“On nous Paul-Loup Sulitzer” pourrait troiuver aujourd’hui une autre définition que celle évoquée il y a un quart de siècle par Alain Souchon dans Foule sentimentale :

Une chanson qui demeure étrangement (sinistrement?) d’actualité, mais dont je n’ai pas retrouvé une … foule de reprises correctes.

Je vous propose donc juste une sage version portugaise :

Et une sympathique adaptation en allemand :