VARiations trumpiennes

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“Le calembour est la fiente de l’esprit qui vole.”
Victor Hugo, Les Misérables

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Que les lecteurs de ce blougui – et Victor Hugo si son esprit me visite – veuillent bien excuser le misérable calembour du titre du jour. Mais, en entendant parler ce matin du (nouveau) revirement de Donald Trump à propos de la Russie, ingérente ou non dans son élection, en même temps ou presque que je le voyais tenir ce ballon offert par son homologue au sommet d’Helsinki, j’ai eu envie de revoir la séquence au ralenti.

Ce qui n’est pas, je le reconnais, une réelle assistance vidéo à l’arbitrage (ou video assistant referee en français d’aujourd’hui, soit VAR), où les images sont diffusées à vitesse réelle pour ne pas perturber le jugement de l’arbitre. Bref. Je vous laisse regarder les images du jour à la vitesse que vous voudrez, et je commente les images offertes par les nombreux photographes présents…

Après une poignée de main aussi franche que peuvent en donner les deux présidents, un petit moment de flottement, puis l’interruption intempestive d’un supporteur d’on ne sait trop quelle équipe (le désarmement ? quelle idée !), Vladimir Poutine, de retour de sa coupe du monde, a donc offert un vrai ballon officiel à Donald Trump. Avec son fameux sourire et cette simple phrase :

“Maintenant la balle est dans votre camp…”

Et l’on voit bien alors, comment la gêne et la maladresse ont gagné le président de la première puissance mondiale. Qui ne connaît rien au football (soccer), bien sûr, comme à beaucoup de choses, mais est surtout bien incapable d’identifier son camp, lui qui se fâche un peu avec tout le monde même avec les Républicains, et qui cherche son revolver (ou se tire dans le pied) dès qu’il entend le mot balle !

Donald Trump s’est donc rapidement débarrassé du ballon, par une passe lobée à son épouse, Mélania, en prétendant que ce serait un cadeau pour son fils Barron.

Mais on voit bien, sur les dernières images, qu’il fait tout pour se réapproprier le ballon, cédant une nouvelle fois à ses penchants versatiles, et qu’il faut toute la force de persuasion du regard de Poutine pour lui faire entendre raison.

Non ?

La dernière photographie, prise à la veille de ce sommet que Donald Trump souhaite sans doute ne pas être historique, conclut pourtant bien cette séquence et résume parfaitement l’été des relations Russie-États-Unis (ou Poutine-Trump) : c’est le Russe qui tient le trophée. Et qui tire les ficelles…

 

(Photos : Kevin Lamarque, Yuri Kadobnov, Grigory Dukor, Chris McGrath, Brendan Smialowski, Alexander Zemlianichenko, Antti Aimo-Koivisto, Markus Schreiber, Doug Mill, Pablo Martinez Monsivais, Alexei Nikolsky, Valery Sharifulin, Leonhard Foeger)

Trop occupé par le foot, Emmanuel Macron n’a pas eu ni le temps ni l’impolitesse dimanche d’importuner Vladimir Poutine au sujet de l’avenir – incertain – du cinéaste ukrainien, Oleg Sentsov, détenu en Russie depuis 2014 et en grève de la faim depuis le 14 mai dernier.

Mais pour les Pussy Riots, ce n’est pas si grave. Elles n’ont été condamnées qu’à 15 jours de détention pour leur envahissement du terrain de la finale !

Une vidéo qui va bien avec le billet du jour et l’ambiance du moment…