Complètement dépassés ?

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Slide 1

“Une fois qu’on a dépassé la mesure, il n’y a plus de limite.”
Euripide

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Ça y est !

La capitalisation boursière d’Apple a dépassé les 1000 milliards de dollars à la bourse de New-York. Au moment où je m’apprête à me débarrasser de mon Mac… Ça n’a aucun rapport, sauf que je ne suis vraiment pas dans l’air du temps (le move, en français d’aujourd’hui).

Passons sur le fait que la firme à la (et qui nous prend pour des) pomme(s) n’a pas battu le record toujours détenu par Hailiang Education Group Inc., une entreprise chinoise qui produit des programmes pour les élèves de la maternelle au lycée, et dont la capitalisation a atteint l’an passé 5.000 milliards. pendant 8 minutes, avant que l’erreur d’un achat d’actions à 200.000$ ne soit rectifiée.

Et regardons ces – vrais – 1.000 milliards.

Pour me (vous) donner une idée, je suis allé regarder ce que représentent 1.000 milliards de dollars dans la vraie vie.

C’est un peu moins de 40% du PIB de la France, qui reste quand même la 7e “puissance mondiale”. Mais ça représente davantage que le PIB des 98 pays les plus pauvres, de la Bolivie à Tuvalu, selon le classement 2017 du FMI.

Et à propos de dépassement, on retrouve peu de ces 98 pays (à part la Jamaïque et l’Albanie selon mes pointages) dans ce graphique…

…que j’ai trouvé hier à l’occasion de la journée du dépassement, qui marque le jour où l’humanité vit “à crédit”, c’est à dire au-delà des capacités de régénération de la planète que nous détruisons petit à petit. Collectivement, mais pas tous avec la même intensité, puisque ce jour de surconsommation arrive le 9 février au Qatar, le 15 mars aux USA, le 5 mai en France. Et pas encore en inde !

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le rapprochement entre l’obésité boursière d’une société qui s’est développé autant sur la crédulité de ses acheteurs qui acceptent ses marges folles que sur l’obsolescence (programmée?) de ses produits.

Et je termine cet article (écrit sur mon nouveau PC), avec une pensée pour les pingouins de l’Antarctique qui se foutent bien que nos téléphones puissent les photographier de plus en plus nettement et qui risquent d’être dépassés par les événements sans bien comprendre ce qui leur arrive…

Encore moins que nous.

(Photo : Kira Morris)

Cette image de bateaux n’a rien à voir avec les photos maritimes d’hier.

(Photo : Antonio Bronic)

Ce sont juste des fans d’Oliver Dragojevic qui accompagnent le cercueil du plus célèbres des chanteurs croates vers l’île de Korcula où il a été enterré hier.

À Vela Luka, comme le titre de cette chanson qu’il interprétait ici en compagnie de sa compatriote  Jasna Zlokić.