Plus jamais plus jamais ?

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“Si l’humanité oublie l’Histoire ou cesse de se confronter à elle, nous pourrions commettre encore une terrible erreur. C’est précisément pourquoi nous devons continuer à parler d’Hiroshima.”
Kazumi Matsui, maire d’Hiroshama

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La citation du jour date… d’aujourd’hui.

73 ans après l’explosion de Little Boy dans le ciel de la ville, ce sinistre 6 août 1945,  une cloche a encore retenti, une cérémonie s’est déroulée, un hommage a été rendu aux milliers de victimes, un discours d’espoir a été prononcé, un temps de recueillement et de prières a été observé…

abcdetc a publié cet article.

Et le monde a continué de tourner. Avec plus de 15.000 bombes atomiques à sa surface, toutes tellement plus puissantes que celle d’Hiroshima.

Et nous sommes toujours à quelques minutes de l’apocalypse. Même si, à force qu’elle s’annonce sans advenir, nous finissons par croire qu’elle n’aura pas lieu. Ou peut être comme si, à force de voir reculer doucement l’inacceptable, l’insupportable, nous avions fini par nous habituer au pire. Qui n’est jamais sûr et qui peut toujours s’améliorer. C’est à dire empirer.

Combien de fois devrons-nous dire “plus jamais ça” pour que “ça” n’arrive plus jamais ?

Alors, sans illusion mais pour l’honneur, je continue à parler d’Hiroshima…

(Photo : The Asahi Shimbun)

Les Belges ne détiennent aucune bombe atomique mais ils nous offrent de sacrés chanteurs. je ne parle pas de Johnny Hallyday, encore en couverture de Paris Match cette semaine, ni de Brel, dont France-Culture m’a offert un mini récital cet après midi pendant que je travaillais sur ce blougui, mais de Marka, programmé pour sa part sur France-Inter pendant le même après-midi entre paresse et commémoration.