Encore…

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« “Plus jamais ça”, c’est ce que disaient les déportés. Nous avions très peur de disparaître tous et qu’il n’y ait aucun survivant pour raconter cette tragédie. Il fallait que certains survivent pour pouvoir dire ce qui s’était passé et qu’il n’y ait plus jamais de semblable catastrophe. »
Simone Veil, interview au Nouvel observateur, janvier 2005

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En août 1945, plus d’un an après la libération du premier camp de concentration de Majdanek, 6 mois après celle d’Auschwitz-Birkenau et 3 mois après que tous les camps d’extermination aient été libérés, les États-Unis ne pratiquent pas encore (ou déjà plus ?) le “plus jamais ça”.

À moins que de tuer plusieurs dizaines de milliers de personnes à Nagasaki, trois jours seulement après en voir déjà tué plusieurs dizaines de milliers d’autres à Hiroshima, ne soit pas de l’extermination.

À partir de combien de morts commence-t-on à exterminer ?

La photographie du jour a été prise lundi dernier, à Mumbai, au cours d’un rassemblement pacifiste et d’espoir du “plus jamais ça”.

Cet espoir qui fait vivre, c’est bien connu. Même en pensant à toutes ces morts qui désespèrent.

(Photo : Francis Mascarenhas)

En d’autres circonstances, Tiken Jah Fakoly chante Plus jamais ça.