Un peu de poésie

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“Quand il est mort le poète, le monde entier pleurait…”
Gilbert Bécaud

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Le monde entier pleure Aretha Franklin (selon … Le Monde) et (selon les sources d’abcdetc), Otis Redding l’attendait à la porte du paradis pour une reprise en duo de Respect.

Ce qui prouve une fois encore que Prévert avait raison quand il disait que “le rire est le propre de l’homme mais le sale n’est pas de pleurer, sauf si on le fait exprès”.

Et je ne crois pas que Lise Grande, la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour le Yémen, ait fait exprès de pleurer lors de sa visite aux enfants hospitalisés après l’attaque d’un bus au Yémen la semaine passée, dont le bilan s’est encore alourdi : 51 morts, dont 40 enfants, et 79 blessés, dont 56 enfants…

Et l’on pourra me répéter que ce ne sont pas les larmes qui changeront quelque chose. Et je répondrai que leur absence ne semble rien changer non plus. Et que la dureté du cœur des hommes participe de la violence du monde.

Même si l’avenir du monde semble chaque jour plus incertain, personne n’a le droit d’en priver un seul enfant.

“Le monde entier condamne cette action”, a déclaré Lise Grande entre ses sanglots.

Le monde entier pourrait pleurer. Après tout “tous les enfants sont des poètes” nous chantait Brel il y a plus de 50 ans.

(Photo : Naif Rahma)

Tous les enfants sont comme le mien. C’est pourquoi le rap a remplacé la variété dans les smartphones qui ont remplacé les électrophones, et qu’il figure en tête des charts qui ont remplacé les hit parades.

Bref.

France-Inter diffuse encore moins de rap que de musique du monde non anglo-saxon. C’est pourquoi j’ai écouté avec intérêt l’émission de ce midi consacrée au rap, avec une programmation musicale bien pauvre en la matière, mais des invités plutôt intéressants, notamment Éloïse Bouton, tenancière du site Madame Rap, à partir duquel, de fil en aiguille et du coq à l’âne, j’ai déniché cette chanson, créée pour la Journée des femmes en 2016, à l’initiative d’Oxfam.

امرأة حرة (Free Woman ou Femme libre)  qui réunit dans l’ordre Meera Erchid et Krist, de Jordanie, Amany Yehya, du Yémen, Rush et Mayam Mahmoud, d’Égypte.

Je sais, ça manque de traduction, mais je vous ai déniché aussi paroles originales ici, si vous souhaitez vous confronter à un traducteur automatique.