Fermer les musées, ça donne quoi ?

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“Ouvrir une école, c’est fermer une prison.”
Formule attribuée (à tort ?) à Victor Hugo

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Cette citation de (peut-être) Victor Hugo, dixième personnalité des noms d’école, devait donc introduire le billet de rentrée (de sortie ?) scolaire d’hier et accompagner quelques réflexions sur un musée qui doit s’ouvrir bientôt.

Et puis, entre le moment où j’avais trouvé les photos du musée portugais et la publication programmée, un autre musée est parti en flammes, à Rio de Janeiro, réduisant en cendres des millions de pièces des collections et des archives.

“Ce sont 200 ans d’histoire qui ont disparu”, s’est désolé Le directeur adjoint du musée, Luiz Fernando Dias Duarte. Et des milliers de Brésiliens se sont associés à sa tristesse et à sa colère. Les manifestations qui se sont déroulées à la suite du sinistre ont été réprimées par la police. Dans toute bonne démocratie, il restera toujours plus d’argent pour équiper les “forces de l’ordre” que pour protéger le patrimoine.

Ne rigolez pas : c’est bien une loterie en faveur des monuments en péril (et pas des CRS) qui a été lancée hier dans notre pays sous le patronage de Stéphane Bern !

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Après cette triste nouvelle, signe d’un monde tellement riche mais qui n’a plus d’argent pour l’essentiel, la nouvelle de l’ouverture prochaine du nouveau musée de Peniche, au Portugal, est une petite consolation.

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Mais la transformation de cette ancienne prison, qui servit à enfermer les opposants à la dictature de Salazar il n’y a pas si longtemps, est au moins une manière de lutter contre un autre fléau de nos temps dits modernes : le retour de trop d’idéologies fascistes et de pensées d’extrême droite.

Car, comme le déclare Paula Silva, directrice du patrimoine culturel et future directrice du musée de Peniche : “La liberté est un droit humain mais elle peut disparaître.”

Comme un patrimoine immatériel…

(Photos Brésil : Tania Dominici, Ricardo Moraes, Pilar Olivares –
Photos Portugal : Rafael Marchante

Un peu de patrimoine culturel brésilien avec un air de samab revisitée par l’un des musiciens les plus importants du moment : Criolo.

Et si vous en voulez encore, mes confrères de Nova en ont enregistré deux autres