Et mon cul ?

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“- Monsieur fait un complexe… A certains moments, il prend sa vessie pour une lanterne.
– Et alors?
– Et alors, il se brûle !”
Pierre Dac et Francis Blanche, Le Sâr Rabindranath Duval

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Une citation pour les – fort rares – lecteurs (et trices, oui je sais) qui risqueraient de faire une certaine confusion entre le gallinacé d’hier et celui d’aujourd’hui.

Ces deux volailles n’ont aucun rapport entre elles. Et de plus, si la photo d’hier, en provenance de l’Oregon (États-Unis), datait de deux mois, celle d’aujourd’hui, prise à Beit Shemesh dans la banlieue de Jérusalem (Israël et Palestine) date d’un an. Mais je l’ai trouvée jolie et comme le Kapparot revient chaque année à la veille de Yom Kippour (יום הכיפורים)…

Bref.

Sale temps pour les poulets ces jours-ci en Israël ainsi que dans les différentes implantations de la diaspora juive à travers le monde, où l’expiation leur aura tordu le cou par dizaines, selon une tradition qui n’a absolument rien de biblique (elle date du 7e siècle après JC) et un rituel un peu cruel.

Et que, malgré les campagnes régulières pour la dénoncer, les juifs orthodoxes ne semblent pas prêts d’abandonner. Comme le montre cette photo d’un pratiquant de Brooklyn, qui date elle de 2015.

Pourtant, d’après mes sources (et notamment cet article très complet sur un site digne… de foi, puisqu’il ne nomme pas D.ieu directement), il est tout à fait possible de remplacer le poulet par un poisson ou de l’argent, en suivant “le même processus (excepté évidemment l’abattage rituel)”.

Ce qui entre nous est un peu dommage. Pour les poulets. Et pour ceux qui auraient bien aimé assister à un abattage rituel de l’argent !

Bon. De toutes façons, à l’heure où je publie cet article, Kapparot c’est fini. Pour cette année…

(Photos : Menahem Kahana, DR)

Et comme il se fait tard, je n’ai pas été chercher la musique plus loin que ma radio qui la diffusait il y a 5 minutes.

Voici donc la Belge Selah Sue dans Raggamuffin.